Points clés
1. La comédie n’est pas magique ; c’est un art enseignable fondé sur la vérité.
Le plus grand mythe sur la comédie est qu’elle serait magique, insondable, impossible à enseigner.
Démystifier la comédie. Contrairement à ce que l’on croit, la comédie n’est pas un talent inné et inaccessible. Si le génie peut naître avec nous, l’art se cultive. Comme tout métier, la comédie repose sur des compétences, des techniques et des principes que l’on peut étudier, pratiquer et perfectionner.
Apprendre le métier. Les humoristes, auteurs et interprètes progressent par essais et erreurs, analysant sans cesse ce qui fonctionne ou non. Ils scrutent leur matériel comme des chercheurs, ajustant le phrasé, le rythme et le tempo. Cette déconstruction rigoureuse, loin de tuer l’humour, est indispensable à l’amélioration.
La vérité comme socle. Au fond, la comédie consiste à dire la vérité. Il ne s’agit pas seulement d’être ridicule ou mécanique, mais de révéler quelque chose d’honnête sur le monde et, surtout, sur les êtres humains. Comprendre cette vérité fondamentale est la première étape pour maîtriser la comédie.
2. La comédie révèle la vérité sur l’imperfection humaine.
La comédie nous aide à vivre avec ce que nous sommes.
Accepter ses défauts. Alors que le drame idéalise souvent l’humanité, la comédie puise sa force dans nos imperfections. Elle met en lumière nos insécurités, nos maladresses, nos tâtonnements et nos doutes – des qualités qui résonnent parce qu’elles sont universellement humaines. La comédie voit nos failles, nos travers, nos échecs, et nous aime malgré tout.
La condition humaine. Conscients de notre mortalité, nous nous efforçons chaque jour d’améliorer notre existence, même si le résultat final semble vain. Cet espoir intrinsèque, souvent absurde, face à la défaite inévitable est la métaphore comique centrale de la condition humaine. La comédie reflète cette vérité, rendant nos combats supportables en offrant du recul.
Vulnérabilité partagée. Le comédien est l’artiste courageux qui reconnaît son humanité, partageant des vérités sur lui-même et les autres. Cet acte de vulnérabilité crée du lien, car le public y reconnaît ses propres luttes. Le geste essentiel est un haussement d’épaules qui dit : « Hé, tu vas t’en sortir. Je suis passé par là. »
3. Le cœur de la comédie est l’ordinaire Non-Héros qui lutte avec espoir.
La comédie raconte l’histoire d’un homme ou d’une femme ordinaire qui affronte des obstacles insurmontables, sans disposer des compétences ni des outils nécessaires pour gagner, mais sans jamais perdre espoir.
L’équation comique. Cette formule résume l’essence de la comédie. Elle met en scène un protagoniste imparfait et accessible (le « gars ou la fille ordinaire », le « Non-Héros ») confronté à des défis écrasants (« des obstacles insurmontables »). Crucialement, ce personnage manque des capacités requises pour réussir (« sans beaucoup des compétences et outils nécessaires »).
La puissance de l’espoir. Malgré ses lacunes et les obstacles, le personnage comique ne renonce jamais à l’espoir. Chaque action, chaque réplique, est animée par la conviction, même erronée, que cela améliorera sa situation ou lui permettra de « gagner ». Cet espoir persistant, souvent vain, est le moteur de l’action comique.
Supprimer un élément. Enlever une partie de cette équation affaiblit ou fait disparaître la comédie. Un héros compétent face à l’adversité relève du drame. Un personnage qui abandonne l’espoir devient tragique. La tension entre les limites du Non-Héros et son espoir inébranlable est la source de l’humour.
4. Les personnages doivent avoir la permission de poursuivre leur « victoire ».
La comédie vous donne la permission de gagner.
Action intentionnelle. En comédie, les personnages sont motivés par leur désir de « gagner », c’est-à-dire d’atteindre leur but dans une situation donnée. Il ne s’agit pas d’être drôle, mais de poursuivre ce qu’ils veulent, limités seulement par leur caractère et les circonstances. Cette permission autorise des actions illogiques ou inappropriées si le personnage croit qu’elles servent son objectif.
Au-delà du « il faudrait ». Les personnages ne doivent pas agir selon ce qu’ils « devraient » faire ou ce que l’auteur juge drôle. Ils doivent agir selon ce qu’ils croient les aider à gagner, même si cela les fait paraître ridicules. Ce focus sur l’intention du personnage, plutôt que sur le résultat comique, engendre un humour plus naturel.
Poursuite sincère. Permettre aux personnages de poursuivre leur victoire avec sincérité, malgré leurs défauts, génère la comédie de façon organique. L’humour naît de leurs tentatives sincères, souvent maladroites, pour résoudre des problèmes qu’ils ne maîtrisent pas. Faire confiance à la motivation du personnage est essentiel.
5. La comédie prospère sur le manque de compétences et « l’ignorance » du personnage.
Plus votre personnage a de compétences, moins il est comique et plus il devient dramatique.
Les limites du Non-Héros. Contrairement aux héros dramatiques qui possèdent les compétences pour surmonter les obstacles, les Non-Héros comiques manquent d’aptitudes essentielles. Ils sont confus, font des erreurs, se trompent de calculs et prennent de mauvaises décisions. Ce manque de compétence est une source majeure d’humour.
Accepter « ne pas savoir ». Une compétence clé pour les personnages comiques (et les acteurs qui les incarnent) est la capacité à « ne pas savoir ». Si un personnage comprend tout immédiatement ou réagit de façon appropriée, il devient moins comique. L’humour réside souvent dans l’écart entre attente et réalité, creusé par la confusion ou la prise de conscience tardive du personnage.
La vulnérabilité crée du lien. Les personnages dépourvus de compétences et de savoir sont plus vulnérables et attachants. Nous nous identifions à leurs luttes et imperfections car elles reflètent les nôtres. Ce lien permet au public de s’investir émotionnellement, rendant les moments comiques plus puissants.
6. Les personnages perçoivent le monde à travers des filtres uniques, souvent imparfaits.
Nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont, mais telles que nous sommes.
Réalité subjective. Chaque personnage voit le monde à travers sa propre « vision du monde », un filtre personnel façonné par ses expériences et sa personnalité. Cette perception subjective détermine comment il interprète les événements et interagit avec les autres. La comédie naît souvent du choc entre ces visions du monde différentes, parfois absurdes.
Relations métaphoriques. Au-delà des interactions superficielles, les personnages entretiennent souvent des « relations métaphoriques » sous-jacentes. Un couple d’adultes peut se disputer comme des enfants, ou des colocataires se comporter comme un vieux couple marié. Ces métaphores créent des comportements illogiques mais reconnaissables, générant l’humour par le contraste entre le sens littéral et la relation perçue.
Cadres et focalisation. Parfois, une scène entière peut être vue à travers un « cadre » spécifique, comme un drame hospitalier ou un film noir. Cette compréhension partagée (entre auteur/interprète et public) permet des moments comiques issus de comportements inappropriés dans ce cadre, soulignant l’absurdité par le contraste.
7. L’émotion en comédie vient d’une réaction honnête à la situation.
L’émotion active est l’idée que l’émotion créée simplement par le fait d’être dans la situation est l’émotion juste à ressentir.
Sentiment sincère. Contrairement à l’idée que la comédie exige des émotions exagérées ou « drôles », les performances comiques les plus efficaces naissent de réactions authentiques. Les sentiments qui surgissent naturellement des circonstances du personnage – frustration, confusion, triomphe, embarras – sont les émotions justes à exprimer.
Au-delà du jeu. Les acteurs n’ont pas besoin de « jouer » la comédie ou d’inventer des émotions. En réagissant simplement avec honnêteté en tant qu’être humain dans la situation donnée, ils génèrent la réponse émotionnelle appropriée au personnage. Cette « émotion active » ancre la comédie dans la réalité, rendant même les situations absurdes accessibles.
Éviter l’exagération. Chercher une réaction « drôle » préconçue ou s’appuyer sur des indications émotionnelles parenthétiques dans les scripts peut conduire à des performances artificielles. Faire confiance à la réponse sincère de l’acteur au moment présent, même minime, est plus efficace que de forcer une démonstration exagérée qui éloigne le public.
8. La dynamique comique consiste à voir quelqu’un lutter face à l’ignorance d’un autre.
La comédie, c’est regarder quelqu’un observer quelqu’un faire quelque chose de ridicule.
Ligne droite / Ligne ondulée. Cette dynamique remplace le modèle traditionnel « homme droit / comique ». La « Ligne droite » est le personnage ignorant un problème, souvent à l’origine ou aggravant la situation. La « Ligne ondulée » est celui qui voit le problème et lutte avec, mais manque des compétences pour le résoudre.
Focus, pas type de personnage. Ligne droite / Ligne ondulée est un dispositif de focalisation qui change au fil des moments. La Ligne ondulée capte notre attention émotionnelle car elle nous représente, confrontée à l’absurde. L’ignorance de la Ligne droite crée la friction nécessaire à la lutte de la Ligne ondulée.
Dialogue et réaction. Le dialogue de la Ligne ondulée est souvent simple, direct et réactif (« Quoi ? »). Sa lutte s’exprime par ses réactions – confusion, frustration, étonnement. L’humour vient de sa réponse humaine sincère à l’irrationalité ou à l’aveuglement de la Ligne droite.
9. Les personnages et relations archétypaux animent l’action comique.
Le personnage crée l’intrigue.
Racines anciennes. La comédie occidentale s’appuie largement sur des personnages et relations archétypaux remontant à la Nouvelle Comédie grecque et affinés dans la Commedia dell’Arte. Ces types stéréotypés (vieux libertins, serviteurs rusés, amants naïfs) offrent un code reconnaissable au public et génèrent des dynamiques prévisibles mais infiniment adaptables.
Influence de la Commedia. La Commedia dell’Arte, forme improvisée centrée sur l’acteur, a montré comment les types de personnages dictent l’intrigue, l’action et le mouvement. Dans un scénario donné, les archétypes impliqués déterminent le déroulement de l’histoire par leurs traits et statuts.
Statut et conflit. Les relations en comédie sont souvent définies par le statut – qui est plus intelligent, plus puissant, le leader, le suiveur. La négociation et le conflit inhérents à ces dynamiques de statut, comme maître/serviteur ou mari/femme, font avancer le récit, comme à la Renaissance italienne.
10. Un bon postulat est le « mensonge » unique qui déclenche une histoire vraie.
Un postulat comique est un mensonge qui imagine un monde impossible ou improbable qui ne pourrait jamais exister, mais que se passerait-il ensuite ?
L’étincelle créative. Un bon postulat comique est le « mensonge » initial et fantastique qui allume l’imagination. Il installe une situation impossible ou improbable (par exemple, un garçon devient un homme, un jour se répète) à partir de laquelle le reste de l’histoire doit se dérouler logiquement et sincèrement.
Génération d’histoire. Un postulat fort agit comme un moteur, générant scènes, personnages et conflits potentiels. Il suggère immédiatement « ce qui arrive ensuite » d’une manière à la fois absurde et captivante, rendant l’écriture moins invention et plus découverte.
Vérité après le mensonge. Une fois le postulat posé, la narration doit respecter sa propre logique interne et la vérité des personnages. Plus besoin de mensonges arbitraires ou de facilités scénaristiques. Toutes les actions et événements suivants doivent découler honnêtement et naturellement du postulat initial et des personnages.
11. Blagues et gags doivent servir le personnage et l’histoire.
La comédie n’est pas une interruption du récit pour faire rire. La comédie survient lorsque les personnages traversent le récit.
Humour intégré. Les blagues et gags ne doivent pas freiner l’élan de l’histoire juste pour provoquer un rire. Ils doivent servir la narration en faisant avancer l’action, en définissant le personnage ou en offrant une perspective unique sur le monde. L’humour naît naturellement des personnages qui évoluent dans l’intrigue, non d’interruptions forcées.
Blagues centrées sur le personnage. Les blagues efficaces en comédie narrative sont ancrées dans le personnage. Elles reflètent la voix spécifique, la vision du monde et les limites de celui qui parle ou agit. Une blague qui marche pour un personnage peut échouer pour un autre, soulignant l’importance de comprendre les personas comiques individuels.
Compression et perspective. Les bonnes blagues sont condensées, donnant au public juste assez d’informations pour compléter la pensée. Elles reposent souvent sur une perspective unique d’une idée familière, créant un moment de reconnaissance et de surprise qui déclenche le rire.
12. La comédie exige collaboration et concentration du public.
À moins que toute l’équipe soit dédiée à créer le même moment comique, et aide le public à se concentrer sur ce moment, celui-ci sera affaibli ou perdu.
Effort collectif. La comédie, sur scène ou à l’écran, est un art collaboratif. Écrivains, acteurs, réalisateurs et même le public doivent œuvrer ensemble pour créer et focaliser le moment comique. Les distractions, qu’elles viennent d’un interprète cherchant l’attention ou de choix de personnage incohérents, peuvent faire échouer l’humour.
Le public comme co-créateur. La comédie nécessite une réponse physiologique spécifique (le rire) d’un large groupe. Cela impose une concentration partagée, guidée par les interprètes et la caméra (au cinéma/télévision). Le public participe en reconnaissant la vérité des luttes des personnages et en réagissant à l’absurde.
Réécriture et affinage. Créer de la comédie implique une réécriture constante et des tests, souvent devant un public. Cette boucle de rétroaction est cruciale pour affiner le timing, les temps forts des personnages et garantir que les moments comiques atteignent leur cible. C’est un processus continu d’ajustement basé sur la réaction humaine observée.
Résumé des avis
Les outils cachés de la comédie est salué pour ses éclairages pratiques sur l’écriture comique, notamment pour le cinéma et la télévision. Les lecteurs apprécient la clarté avec laquelle Kaplan expose les principes de la comédie, le développement des personnages et les techniques narratives. Nombre d’entre eux jugent cet ouvrage précieux pour mieux comprendre et perfectionner leur propre écriture. L’accent mis sur la vérité dans la comédie, ainsi que l’approche philosophique adoptée, trouvent un écho particulier auprès du public. Si certains relèvent que le livre s’applique moins au stand-up ou aux sketches, la majorité le considère comme une ressource incontournable pour les auteurs en herbe et tous ceux qui souhaitent analyser l’humour.
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FAQ
What is The Hidden Tools of Comedy by Steve Kaplan about?
- Comprehensive comedy framework: The book breaks down the art and mechanics of comedy, offering practical tools for writers, actors, and directors to create and understand humor.
- Focus on character and truth: Kaplan defines comedy as “the art of telling the truth about being human,” emphasizing flawed, persistent characters and their struggles.
- Practical and theoretical blend: It covers comedy’s philosophy, debunks myths, introduces actionable tools, and provides industry insights for applying these concepts.
- Applicable across mediums: The guidance is relevant for stand-up, sitcoms, film, and theater, making it a versatile resource for anyone interested in comedy.
Why should I read The Hidden Tools of Comedy by Steve Kaplan?
- Demystifies comedy creation: Kaplan challenges the myth that comedy is innate, showing it’s a craft that can be learned and improved.
- Practical tools for creators: The book provides eight hidden tools that help diagnose and fix comedic material, making it invaluable for writers, actors, and directors.
- Industry credibility: Endorsed by professionals and based on Kaplan’s experience consulting on hundreds of scripts, the advice is both credible and actionable.
- Deepens understanding: It connects modern comedy to its historical roots and offers a rigorous, character-driven approach rather than relying on jokes or gags.
What are the key takeaways from The Hidden Tools of Comedy by Steve Kaplan?
- Comedy is teachable: Anyone can learn to create comedy by understanding its underlying mechanics and applying practical tools.
- Character drives comedy: Flawed, persistent “Non-Heroes” who keep trying despite odds are at the heart of comedic storytelling.
- Truthful emotion matters: Authentic emotional reactions, not exaggerated performances, are essential for connecting with audiences and generating humor.
- Tools for every creator: The book’s eight hidden tools provide a framework for writing, performing, and directing comedy across genres and formats.
What are the main myths about comedy that Steve Kaplan dispels in The Hidden Tools of Comedy?
- Comedy is not innate: Kaplan refutes the idea that you must be born funny, emphasizing that comedy can be taught and practiced.
- Not just timing or exaggeration: He explains that comedy is more than mechanical tricks or feeling superior; it’s about truthfully portraying human imperfection.
- Analysis enhances comedy: Contrary to the belief that dissecting comedy kills it, Kaplan shows that understanding and refining comedy is essential.
- Comedy is integral, not an interruption: He argues that comedy arises naturally from character and story, not as a break from narrative.
How does Steve Kaplan define comedy in The Hidden Tools of Comedy?
- Truth about humanity: Comedy is “the art of telling the truth about being human,” focusing on flaws, mistakes, and the struggle to improve life.
- Contrast with drama: While drama idealizes noble struggles, comedy embraces imperfection, insecurity, and the absurdity of everyday life.
- Comedy as hope: Kaplan describes comedy as “the art of hope,” where characters persist despite insurmountable odds.
- Emotional connection: Comedy connects with audiences through shared vulnerabilities and authentic human experiences.
What is the “Comic Equation” in The Hidden Tools of Comedy and why is it important?
- Core definition: The equation is “Comedy is about an ordinary guy or gal struggling against insurmountable odds without many of the required skills and tools with which to win yet never giving up hope.”
- Guides storytelling: It helps creators focus on flawed, hopeful characters facing challenges they’re ill-equipped for, maintaining comedic tension.
- Balance of elements: Removing any part of the equation shifts the tone toward drama, making it a crucial framework for comedy.
- Foundation for tools: The equation underpins the book’s practical advice and toolset for creating effective comedy.
What are the “Hidden Tools of Comedy” introduced by Steve Kaplan?
- Eight essential tools: Winning, Non-Hero, Metaphorical Relationship, Positive Action, Active Emotion, Straight Line/Wavy Line, Archetype, and Comic Premise.
- Each tool’s purpose: They help creators understand why comedy works or fails and how to fix it, focusing on character, action, and relationships.
- Broad applicability: The tools are relevant for writing, acting, and directing, and can be used to analyze or improve any comedic material.
- Framework for creation: Together, they provide a step-by-step method for crafting authentic, funny characters and scenes.
How does the “Winning” tool work in The Hidden Tools of Comedy by Steve Kaplan?
- Permission to pursue goals: Characters are allowed to do whatever they believe necessary to achieve their goals, even if it makes them look foolish.
- Focus on action, not laughs: Comedy arises when characters try to “win” rather than trying to be funny, leading to organic humor.
- Breaks social rules: Characters often ignore what they “should” do, creating comedic situations by breaking norms in pursuit of their objectives.
- Illustrated through exercises: Kaplan’s examples, like the “Three Lawyers” problem, show how this tool generates conflict and comedy.
What is the “Non-Hero” concept in The Hidden Tools of Comedy by Steve Kaplan?
- Flawed, persistent protagonist: The Non-Hero is an ordinary person lacking many skills needed to succeed but who never gives up hope.
- Source of humor: Their confusion, mistakes, and lack of awareness create comedic tension and relatable situations.
- Contrast with traditional heroes: Unlike skilled heroes, Non-Heroes’ struggles and failures drive the comedy.
- “Don’t know” principle: Non-Heroes often don’t understand what’s really happening, prolonging comedic tension.
How does Steve Kaplan explain “Metaphorical Relationships” in The Hidden Tools of Comedy?
- Relationships as metaphors: Characters perceive and interact with each other through metaphors, revealing deeper, often humorous truths.
- Creates organic comedy: These relationships lead to illogical but believable behavior, generating comedy from character dynamics.
- Adds character depth: Metaphorical Relationships avoid stereotypes by grounding behavior in recognizable human dynamics.
- Classic examples: Works like The Odd Couple and The Producers use these relationships to create humor through contrasting roles.
What is the “Straight Line/Wavy Line” concept in The Hidden Tools of Comedy by Steve Kaplan?
- Focus device in scenes: The Straight Line is the character blind to or creating a problem, while the Wavy Line struggles with it, shifting focus as needed.
- Audience identification: The Wavy Line character represents the audience’s emotional response, making them relatable and funny.
- Dynamic interplay: Characters can switch roles within a scene, creating layered comedic tension and focus.
- Classic routines: Examples like Abbott & Costello’s “Who’s On First?” illustrate this dynamic in action.
What is a “Comic Premise” according to The Hidden Tools of Comedy by Steve Kaplan?
- A lie that tells truth: A Comic Premise is an impossible or improbable “lie” that imagines a world that could never happen but explores what would happen next.
- Story engine: A strong premise generates scenes, characters, and conflicts organically, making the story “write itself.”
- Rules for development: After the initial lie, the story must unfold honestly from character needs and theme, without further contrivances.
- Famous examples: Groundhog Day’s repeating day or The Incredibles’ outlawed superheroes are classic comic premises that drive rich comedic stories.