Points clés
1. La théorie des relations internationales face aux questions persistantes de la politique mondiale
Comprendre la diversité des contextes et des perspectives dans lesquels se construit le savoir demeure une tâche essentielle de la théorie des relations internationales.
Discipline en évolution. Les relations internationales (RI) ont évolué parallèlement à la réflexion théorique sur les phénomènes politiques entre, au-delà et à travers les États. Aujourd’hui, l’étude des RI dépasse largement les relations exclusives entre États ou nations, intégrant la réflexion sur les liens entre politique internationale et économie, les processus de mondialisation, le rôle des acteurs non étatiques, ainsi que la gouvernance mondiale croissante des enjeux transnationaux majeurs.
Contexte historique. La réflexion et l’écriture sur les relations internationales remontent à plus de deux millénaires, mais ce n’est qu’au XXe siècle que les RI se sont constituées en discipline académique. La connaissance de l’histoire de cette discipline a parfois été entravée par une focalisation sur la théorie, et des révisions historiques ont remis en question la date de 1919 comme mythe fondateur.
Nécessité de la théorisation. La théorie a toujours été au cœur du développement des RI, mais la nature même de la théorisation continue d’évoluer et de remodeler la discipline. Certains chercheurs avancent que nous sommes à « la fin de la théorie » en ce qui concerne les grandes théories des relations internationales, avec une coexistence de multiples approches sans centre théorique unique ni ensemble de questions ou débats partagés par tous.
2. Le réalisme privilégie le pouvoir et la sécurité dans un système anarchique
Les États en situation d’anarchie ne peuvent se permettre d’être moraux.
Principes fondamentaux. Le réalisme, tradition ancienne des RI, repose sur le groupisme, l’égoïsme et l’anarchie, ce qui conduit à une focalisation sur le pouvoir et la sécurité. Ses propositions clés incluent l’anarchie du système international, les capacités offensives inhérentes des États, l’incertitude quant aux intentions des autres États, et la survie comme motivation première.
Variantes du réalisme. Le réalisme classique équilibre anarchie et égoïsme, tandis que le réalisme structurel insiste sur la nature contraignante de l’anarchie. Le réalisme néoclassique intègre la politique intérieure et la prise de décision en politique étrangère. Le réalisme offensif postule que les États maximisent leur puissance, alors que le réalisme défensif se concentre sur la conservation du pouvoir.
Peur et incertitude. La pertinence du réalisme dépend de la prévalence de la peur et de l’incertitude dans le système international. Lorsque ces facteurs sont élevés, le réalisme offre des éclairages précieux. En revanche, son applicabilité diminue dans des environnements plus stables et régis par des règles.
3. Le libéralisme défend la liberté individuelle et la coopération mondiale
C’est aussi la conviction que les barrières commerciales entre individus, érigées par les États, entravent le développement d’une communauté politique humaine unique.
Apports majeurs. Le libéralisme met l’accent sur la paix libérale-démocratique, la liberté individuelle à travers les droits humains, et la mondialisation économique via le libre-échange. Il considère la guerre comme une tache non naturelle qui peut être éliminée par la démocratie et le commerce.
Renaissance post-Guerre froide. La chute du communisme soviétique dans les années 1990 a renforcé l’influence des théories libérales des relations internationales au sein du monde académique, une tradition théorique largement considérée comme discréditée par des perspectives telles que le réalisme, qui insistent sur les caractéristiques récurrentes des relations internationales.
Défis et critiques. Malgré son influence, le libéralisme fait face à des défis tels que la montée du terrorisme islamiste, les reculs démocratiques et la résistance à la diffusion de la démocratie. Ses détracteurs questionnent également l’équité du libre-échange et le risque que la mondialisation économique aggrave les inégalités.
4. Le postcolonialisme révèle l’impact durable du colonialisme sur les RI
« Le tiers-monde n’était pas un lieu, c’était un projet »
Prémisse centrale. Le postcolonialisme étudie l’histoire et les héritages du colonialisme, de la race et des hiérarchies raciales, ainsi que leur influence sur la politique mondiale. Il remet en cause le regard eurocentrique des RI et cherche à comprendre le monde du point de vue de ceux qui ont été affectés par le colonialisme.
Contexte historique. La discipline s’est presque exclusivement concentrée sur le monde occidental, sans prendre sérieusement en compte les processus politiques en Amérique latine, en Afrique, en Asie ou dans une grande partie des Balkans. Ce focus est d’autant plus ironique et déroutant que la discipline prétend révéler les dynamiques universelles de la politique internationale.
Concepts clés. Le postcolonialisme met en lumière des notions telles que le colonialisme, la race, l’orientalisme et la justice épistémique. Il explore comment le pouvoir colonial et la violence continuent de façonner les structures, processus et institutions contemporains.
5. L’école anglaise cherche l’ordre et la justice dans la société internationale
L’affirmation fondatrice de l’école anglaise est que les États souverains forment une société, mais une société anarchique puisqu’ils ne se soumettent pas à un monopole supérieur de pouvoir capable de les contraindre à respecter des règles globales.
Concepts fondamentaux. L’école anglaise insiste sur l’existence d’une « société internationale » d’États souverains, liés par des règles et institutions partagées. Elle cherche à concilier ordre et justice dans cette société anarchique.
Pluralisme vs solidarisme. Les débats distinctifs au sein de l’école anglaise portent sur l’importance relative de l’ordre et de la justice. Les pluralistes privilégient la souveraineté étatique et la non-intervention, tandis que les solidaristes militent pour une coopération mondiale accrue et l’intervention humanitaire.
Révolte contre l’Occident. L’école anglaise analyse la « révolte contre l’Occident », c’est-à-dire les défis à la domination européenne posés par des États et civilisations non occidentaux. Elle envisage la possibilité d’une société internationale post-occidentale.
6. Le marxisme analyse les luttes de classes et la mondialisation capitaliste
La théorie est toujours pour quelqu’un et dans un but précis.
Matérialisme historique. Le marxisme met l’accent sur la conception matérialiste historique de l’histoire, centrée sur les luttes de classes et le mode de production capitaliste. Il analyse l’impérialisme, la dépendance et le développement inégal du capitalisme mondial.
Pertinence pour les RI. Le marxisme offre des éclairages sur les relations entre États, géopolitique et économie capitaliste mondiale. Il critique les structures de pouvoir et les inégalités inhérentes au système international.
Applications contemporaines. Les approches néo-gramsciennes et l’analyse du développement inégal et combiné fournissent des perspectives matérialistes historiques contemporaines sur les relations internationales. Ces approches examinent notamment la montée de la Chine et d’autres changements majeurs dans la répartition du pouvoir mondial.
7. La théorie critique vise à émanciper et à contester la domination
La théorie est toujours pour quelqu’un et dans un but précis.
Objectif émancipateur. La théorie critique cherche à comprendre et transformer la politique mondiale en s’attaquant aux causes profondes des problèmes qui transcendent les frontières. Elle remet en question les intérêts idéologiques et normatifs inscrits dans les théories des RI.
Politique du savoir. La théorie critique met en lumière la politique du savoir, dévoilant les relations de pouvoir qui façonnent les revendications de connaissance. Elle rejette l’idée d’une recherche neutre en valeurs et cherche à révéler les intérêts et biais cachés.
Repenser la communauté. La théorie critique explore les possibilités de repenser la communauté politique au-delà de l’État souverain. Elle examine la dimension normative du particularisme éthique et de l’exclusion sociale.
8. Le(s) féminisme(s) dénoncent les biais de genre et promeuvent l’égalité
[Les théories] construisent un savoir à partir de voix et de problématiques marginalisées, peu entendues ou inconnues, et utilisent ce savoir pour remettre en cause les postulats fondamentaux de la discipline des RI.
Le genre comme catégorie. Le féminisme utilise le genre comme catégorie théorique pour interroger les concepts et hypothèses fondamentaux des théories des RI (pouvoir, État, sécurité). Il explore les apports empiriques, analytiques et normatifs du féminisme aux RI.
Vagues féministes. Le féminisme en RI a évolué à travers plusieurs vagues, chacune abordant différents aspects du genre et du pouvoir. Le féminisme empirique rend visibles les femmes et les structures de genre, le féminisme analytique révèle les biais de genre dans les concepts des RI, et le féminisme normatif promeut diverses épistémologies féministes.
Enjeux contemporains. Les perspectives féministes nous aident à comprendre et améliorer les relations internationales en explorant leurs contributions empiriques, analytiques et normatives. Le chapitre considère le développement des RI féministes et les avancées récentes dans l’application du féminisme aux politiques étrangères des États et à la paix et sécurité internationales via l’agenda ONU Femmes, Paix et Sécurité.
9. Le post-structuralisme déconstruit pouvoir et savoir
L’activité théorique consiste, littéralement, à voir.
Pouvoir et savoir. Le post-structuralisme souligne la relation entre pouvoir et savoir, affirmant que la production de connaissance est indissociable des formations politiques. Il utilise des stratégies déconstructives et des méthodes généalogiques pour éclairer cette relation.
Stratégies textuelles. Le post-structuralisme emploie des stratégies textuelles telles que la déconstruction et la double lecture pour déstabiliser les interprétations dominantes. Il remet en question la stabilité des concepts et des oppositions conceptuelles.
Problématisation de la souveraineté. Le post-structuralisme remet en cause le paradigme de la souveraineté, repensant le politique au-delà des limites de l’État souverain. Il explore les thèmes de la violence, des frontières, de l’identité et de l’art de gouverner.
10. Le constructivisme met en lumière le rôle des normes et de l’identité
[Les théories] sont un moyen nécessaire pour ordonner le champ des relations internationales.
Propositions centrales. Le constructivisme insiste sur l’importance des structures normatives autant que matérielles, sur le rôle de l’identité et des idées dans l’action politique, ainsi que sur la relation mutuellement constitutive entre agents et structures.
Rationalisme vs théorie critique. Le constructivisme fait le pont entre rationalisme et théories critiques. Il remet en cause le rationalisme du néo-réalisme et du néo-libéralisme tout en intégrant des apports de la théorie critique.
Formes de constructivisme. Le constructivisme systémique, au niveau unitaire et holistique offre différentes perspectives sur la relation entre agents et structures. Il convient aussi de considérer les limites et critiques du constructivisme.
11. L’institutionnalisme explore l’impact des institutions sur les RI
Les théories sont des énoncés généraux qui décrivent et expliquent les causes ou effets de classes de phénomènes.
Hypothèse centrale. L’institutionnalisme part de l’hypothèse que les institutions jouent un rôle crucial dans le fonctionnement des relations internationales. Il dépasse le libéralisme pour s’intéresser aux débats allant du fonctionnalisme à la gouvernance multi-niveaux, ainsi qu’aux institutions informelles telles que les normes et réseaux dans la gouvernance mondiale.
Variantes de l’institutionnalisme. L’institutionnalisme par choix rationnel, sociologique, historique, discursif et féministe propose différentes perspectives sur le rôle et l’impact des institutions. Chaque approche met en avant des aspects distincts de la conception, du changement et de l’influence institutionnels.
Applications et critiques. L’institutionnalisme est mobilisé pour analyser un large éventail de questions en politique internationale, notamment l’intégration européenne, la gouvernance mondiale et la coopération internationale. Toutefois, il fait face à des critiques concernant son champ d’application, sa méthodologie et ses biais potentiels.
12. La théorie verte aborde les défis environnementaux de l’ordre mondial
[Les théories sont des façons de] penser le pouvoir, la justice, la société, etc.
Enjeux environnementaux. La théorie verte traite des défis environnementaux auxquels la planète est confrontée, notamment le changement climatique, la perte de biodiversité et l’épuisement des ressources. Elle s’appuie sur des approches réformistes ainsi que plus radicales ou transformatrices de la politique mondiale.
Concepts clés. L’éthique éco-centrée, les limites à la croissance, les biens communs et l’Anthropocène fondent les théories vertes. Ces concepts remettent en cause les notions traditionnelles d’ordre mondial et promeuvent des approches alternatives de la politique globale.
Politique mondiale verte. La théorie verte explore comment la politique mondiale se transforme pour répondre à la crise écologique. Elle considère le rôle des institutions, des mouvements sociaux et des considérations éthiques dans la construction d’un avenir durable.
13. La théorie politique internationale scrute les fondements éthiques
Peu d’ouvrages peuvent se targuer d’une présence durable et pérenne dans leur domaine, mais sans aucun doute, Les théories des relations internationales en font partie.
Fondement normatif. La théorie politique internationale s’intéresse aux bases éthiques et normatives des arguments en RI. Elle examine les questions morales et politiques qui surgissent en politique internationale, telles que la justice en temps de guerre, la justice distributive globale et l’ordre mondial.
Contexte historique. La théorie politique internationale étudie l’histoire de la pensée internationale, en considérant l’évolution des idées et leur lien avec les événements historiques. Elle explore les tensions entre conceptions internationales et globales de la justice.
Examen éthique. Cette théorie se distingue des autres du volume en ce qu’elle cherche à répondre à nombre des questions soulevées par les autres théories en scrutant la base éthique ou normative de leurs arguments. Plus précisément, le chapitre aborde des enjeux moraux et politiques tels que la possibilité que les guerres, les inégalités dans la répartition des ressources et du pouvoir, ainsi que les institutions mondiales, puissent être justes ou rendre justice, en tenant compte des contextes historiques.
Résumé des avis
Théories des relations internationales suscite des avis partagés, avec une note moyenne de 3,90 sur 5. Les lecteurs apprécient sa couverture exhaustive des théories des relations internationales, notamment des approches moins dominantes. Beaucoup le jugent précieux pour les étudiants et les chercheurs, soulignant sa clarté et sa profondeur. Toutefois, certains reprochent un langage parfois trop dense, un traitement inégal des différentes théories, ainsi qu’un manque ponctuel de critique envers certaines perspectives. Ce livre est considéré comme une lecture incontournable pour les étudiants en relations internationales, bien que certains le trouvent difficile d’accès pour les débutants. Les traductions ont reçu des retours mitigés, certains lecteurs préférant la version originale en anglais.
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FAQ
What is Theories of International Relations by Andrew Linklater about?
- Comprehensive IR overview: The book systematically surveys the main theories of International Relations (IR), including realism, liberalism, Marxism, feminism, postcolonialism, constructivism, and green theory.
- Historical and contemporary context: It situates these theories within both historical and current global events, helping readers understand how IR theory evolves and applies to real-world politics.
- Critical and normative focus: Linklater emphasizes not just explanation but also the normative implications of IR theories, exploring how they address issues of justice, order, and global challenges.
Why should I read Theories of International Relations by Andrew Linklater?
- Authoritative and up-to-date: The book is widely praised as one of the best introductions to IR theory, offering nuanced, current analyses by leading scholars.
- Broad theoretical coverage: It covers both traditional and critical approaches, enabling readers to engage with a wide spectrum of debates and perspectives in IR.
- Practical relevance: Theories are connected to real-world issues such as the rise of China, climate change, global pandemics, and financial crises, illustrating the practical value of IR theory.
What are the key takeaways from Theories of International Relations by Andrew Linklater?
- Diversity of IR theories: Readers gain a deep understanding of the major theoretical traditions and their core assumptions, strengths, and limitations.
- Theory and practice connection: The book demonstrates how IR theories inform policy, shape global debates, and help explain international events.
- Critical engagement: Linklater encourages readers to critically assess theories, consider non-Western perspectives, and reflect on the ethical dimensions of global politics.
What are the main theoretical approaches covered in Theories of International Relations by Andrew Linklater?
- Traditional theories: Realism and liberalism are explored in depth, focusing on power, anarchy, cooperation, and institutions.
- Critical and alternative theories: The book covers Marxism, the English School, Critical Theory, feminism, postcolonialism, constructivism, post-structuralism, institutionalism, and green theory.
- Comparative analysis: Each approach is situated within its historical context and assessed for its explanatory power and relevance to contemporary global issues.
How does Andrew Linklater define and explain realism in Theories of International Relations?
- Core assumptions: Realism is rooted in anarchy, self-help, and the pursuit of power and security by states in a Hobbesian international system.
- Variants of realism: The book discusses classical realism (human nature), structural realism (systemic anarchy), and neo-classical realism (domestic factors).
- Key concepts: Realism emphasizes balancing, the security dilemma, and relative gains, while also acknowledging its moral skepticism and predictive limitations.
What is the liberal perspective on international relations in Theories of International Relations by Andrew Linklater?
- Peace through democracy and trade: Liberalism argues that democracies and economic interdependence reduce the likelihood of war.
- Role of institutions and rights: It highlights the importance of international institutions, human rights, and the rule of law in fostering cooperation.
- Critiques and challenges: The book discusses the limits of liberalism, especially in light of recent global crises and debates over globalization and inequality.
How does Theories of International Relations by Andrew Linklater address the English School and the concept of international society?
- International society concept: The English School sees states as forming a society governed by shared norms, rules, and institutions, balancing order and justice.
- Pluralism vs. solidarism: The book explores debates between pluralists (emphasizing sovereignty and order) and solidarists (advocating for justice and human rights).
- Historical evolution: It traces the development from a Eurocentric society of states to a more global and pluralistic international society, including postcolonial critiques.
What is Marxism’s contribution to International Relations according to Andrew Linklater?
- Historical materialism: Marxism analyzes how economic structures, class relations, and capitalism shape global politics and state behavior.
- Globalization and inequality: The theory explains the expansion of capitalism, imperialism, and the resulting inequalities and dependencies between core and peripheral states.
- Critical perspectives: Neo-Gramscian and other Marxist approaches address hegemony, resistance, and the role of the state in maintaining capitalist order.
How does Critical Theory in Theories of International Relations by Andrew Linklater challenge mainstream IR?
- Emancipation and critique: Critical Theory seeks to diagnose crises and promote emancipation, challenging the status quo and exposing power relations in knowledge production.
- Reflexivity and cosmopolitanism: It emphasizes self-reflection, the politics of knowledge, and the need for more inclusive, dialogic, and cosmopolitan forms of global governance.
- Immanent critique: The approach uses internal contradictions within political orders to reveal possibilities for progressive change and greater justice.
What role do feminism and gender play in Theories of International Relations by Andrew Linklater?
- Gender as analytical lens: Feminist theories introduce gender as a key category, revealing how global politics and IR concepts are gendered.
- Critique of traditional concepts: Feminists challenge the masculine bias in notions of power, security, and state behavior, highlighting women’s experiences and agency.
- Normative agenda: The book discusses gender mainstreaming, intersectionality, and the push for gender equality and transformative change in global politics.
How does Theories of International Relations by Andrew Linklater explain constructivism and post-structuralism?
- Constructivism: Emphasizes the social construction of identities, interests, and norms, highlighting the mutual constitution of agents and structures in international politics.
- Post-structuralism: Focuses on the power-knowledge nexus, deconstructing binary oppositions like sovereignty/anarchy, and questioning the stability of state identities and boundaries.
- Critical engagement: Both approaches challenge traditional IR theories, offering new ways to understand change, identity, and the role of ideas in global politics.
What is Green Theory in International Relations, and how does Andrew Linklater address environmental challenges?
- Ecological crisis focus: Green Theory centers on the unsustainability of current global systems and the need to re-embed societies within nature.
- Bio-environmentalism vs. social Greens: The book distinguishes between those who stress natural limits and those who focus on political economy and social relations as sources of environmental problems.
- Anthropocene and global governance: Linklater discusses the implications of the Anthropocene, the need for new forms of environmental multilateralism, and the transformation of sovereignty to achieve sustainability.