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TDAH chez la femme adulte

TDAH chez la femme adulte

Un guide efficace, étape par étape, compétences et techniques pour contrôler vos symptômes et vivre une vie centrée
par Nicolette Leon 2021 129 pages
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Points clés

1. Le TDAH chez la femme adulte : un trouble méconnu et sous-diagnostiqué

Des millions de femmes adultes souffrent du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), une affection souvent ignorée qui peut engendrer des troubles de la mémoire, de la tristesse et d’autres symptômes.

Une prévalence cachée. Le TDAH touche plus de 5 millions de femmes aux États-Unis, étant plus fréquent chez elles que chez les hommes, bien qu’il soit souvent méconnu ou mal diagnostiqué. Par nature, les femmes ont tendance à être moins hyperactives que les hommes, ce qui rend leurs symptômes plus subtils et faciles à négliger, souvent confondus avec des traits de personnalité tels que la rêverie ou l’oubli. Ce manque de reconnaissance précoce conduit à ce que beaucoup de femmes ne reçoivent un diagnostic qu’à l’âge adulte, parfois même à la cinquantaine ou au-delà.

Un impact dévastateur. Lorsqu’il n’est ni contrôlé ni traité pendant des années, le TDAH expose les femmes à un risque accru d’anxiété, de dépression, de troubles de l’humeur et d’une faible estime de soi. Elles ont souvent tendance à se blâmer, croyant qu’il y a quelque chose de « fondamentalement défaillant » en elles, au lieu de reconnaître une condition médicale sous-jacente. La société peut les étiqueter comme désorganisées, en retard, incohérentes ou incompétentes, ce qui aggrave leur souffrance et les pousse à masquer leurs symptômes, un comportement qu’elles maintiennent jusqu’à l’âge adulte.

Différences liées au genre. Les manifestations du TDAH chez la femme diffèrent de celles observées chez l’homme en raison de fonctions corporelles spécifiques, notamment les fluctuations hormonales qui peuvent exacerber les symptômes, surtout avant la ménopause. Alors que les hommes présentent souvent la forme hyperactive/impulsive, les femmes sont plus sujettes au type inattentif, caractérisé par des difficultés de concentration et d’attention aux détails. Cette distinction est cruciale pour un diagnostic précis et un traitement adapté, car les critères diagnostiques initiaux se basaient largement sur la présentation masculine.

2. Symptômes clés du TDAH à l’âge adulte et leur impact au quotidien

Les adultes atteints de TDAH peuvent présenter divers symptômes, tels que des difficultés à réguler leur tempérament, de l’insomnie, une instabilité émotionnelle, de l’anxiété ou de la tristesse, ainsi que des addictions, pour n’en citer que quelques-uns.

Un éventail de défis. Le TDAH chez l’adulte se manifeste de multiples façons, et la sévérité des symptômes varie considérablement d’une personne à l’autre. Bien que tous ne présentent pas chaque symptôme, les plus fréquents sont :

  • Manque de concentration : difficulté à suivre des consignes, omission de détails, « déconnexion » lors des conversations.
  • Problèmes de gestion du temps : procrastination, non-respect des délais, sous-estimation du temps nécessaire, retard chronique.
  • Oublis : perte fréquente d’objets, oubli de rendez-vous, de dates importantes et de tâches.
  • Manque de motivation : frustration menant à une perte d’enthousiasme, souvent liée à des difficultés de concentration et d’organisation.

Agitation et impulsivité. Au-delà de l’inattention, le TDAH se caractérise aussi par une agitation intérieure et une impulsivité parfois invalidantes. L’agitation se traduit par une incapacité à « couper le moteur », provoquant de l’anxiété après de courts moments d’inactivité. L’impulsivité se manifeste de diverses manières : interrompre les autres, parler par-dessus eux, prendre des décisions hâtives, faire des achats impulsifs ou avoir du mal à attendre son tour.

Désorganisation et hyperfocalisation. La désorganisation est une caractéristique majeure, avec des environnements de vie et de travail souvent chaotiques et difficiles à maintenir ordonnés. Paradoxalement, les personnes atteintes de TDAH peuvent aussi connaître des épisodes d’« hyperfocalisation », un état d’absorption intense dans une activité qui les passionne, excluant tout le reste. Bien que cela puisse sembler un avantage, cela conduit souvent à perdre la notion du temps et à négliger d’autres responsabilités importantes, illustrant la complexité et la contradiction fréquente des symptômes du TDAH.

3. Le TDAH puise ses racines dans des facteurs génétiques et environnementaux complexes

Le TDAH n’est pas un trouble monolithique : de nombreux chemins, débutant avant la naissance et durant les premières années de vie, impliquent diverses zones cérébrales et conduisent à des regroupements comparables de symptômes et de déficits fondamentaux pouvant remonter à une même origine.

Une héritabilité prédominante. La cause la plus fréquente du TDAH est génétique, avec une héritabilité d’environ 75 %. Cela signifie que les gènes sont le principal facteur expliquant les variations des symptômes entre individus. Il ne s’agit pas d’un seul gène, mais de multiples variantes génétiques (allèles) qui influencent le développement du TDAH, affectant la production et la réponse cérébrale à des neurotransmetteurs clés comme la dopamine et la noradrénaline, essentiels à la motivation et à l’attention.

Facteurs neurochimiques et environnementaux. Les recherches ont montré que le TDAH implique un dysfonctionnement de plusieurs neurotransmetteurs et de leurs récepteurs, notamment la dopamine, la noradrénaline, le glutamate, la sérotonine et possiblement la PEA. Outre la génétique, divers facteurs environnementaux peuvent contribuer à la condition, tels que :

  • Exposition prénatale : pesticides, plomb, alcool, nicotine, dépression ou stress maternel, et usage de la pitocine lors de l’accouchement.
  • Alimentation : carences en acides gras oméga-3, zinc et magnésium ; allergies aux colorants alimentaires ou à certains aliments comme les œufs, le blé ou le lait ; régimes pauvres en protéines.
  • Mode de vie : manque d’exercice, exposition aux oxydants, absence d’activités d’entraînement cérébral.

Interaction gène-environnement. Bien que le TDAH soit fortement héréditaire, l’environnement joue un rôle crucial dans la manifestation des symptômes. Les changements drastiques de notre environnement moderne, tels que la surcharge d’informations numériques et la pression à la multitâche, peuvent aggraver les symptômes chez les personnes génétiquement prédisposées. Comprendre cette interaction complexe est essentiel, car il n’existe pas une cause unique, mais une combinaison de facteurs qui façonnent le développement cérébral et expliquent la diversité des manifestations du TDAH.

4. Un diagnostic précis est la première étape vers une prise en charge efficace

Pour poser un diagnostic de TDAH, il faut que 18 critères soient évalués.

Une évaluation complète. Le diagnostic officiel du TDAH chez l’adulte nécessite un examen approfondi, et non une simple observation ou un test en ligne. Ce processus doit inclure :

  • Histoire clinique détaillée : collecte d’informations sur les difficultés actuelles et passées, incluant le développement, la santé mentale, les aspects sociaux, familiaux, scolaires et professionnels.
  • Informations tierces : données provenant du conjoint, des parents ou d’autres proches connaissant les symptômes de la personne.
  • Listes de contrôle des symptômes : évaluation selon des systèmes standardisés comme le DSM-IV ou la CIM-10.
  • Revue des dossiers : examen des bulletins scolaires anciens, évaluations professionnelles et psychiatriques pour rechercher des preuves de symptômes durant l’enfance.

Exclure d’autres pathologies. Il est crucial que le médecin écarte d’autres affections médicales ou psychiatriques pouvant imiter ou coexister avec le TDAH, telles que l’anxiété, la dépression, l’hypothyroïdie, le trouble bipolaire ou le trouble obsessionnel-compulsif. La présence de ces conditions peut compliquer le diagnostic et le traitement, d’où la nécessité d’une prise en charge globale. Un examen médical récent est également recommandé pour éliminer toute cause physique des symptômes.

Critères diagnostiques et jugement clinique. Les critères formels exigent que les symptômes soient inadaptés, incohérents avec le niveau de développement, présents depuis au moins six mois et qu’ils entraînent une altération cliniquement significative dans plusieurs contextes (domicile, travail, relations). Toutefois, le diagnostic implique un jugement subjectif, car les symptômes du TDAH se situent sur un continuum avec le comportement normal. La fiabilité des informations rétrospectives peut poser problème, rendant indispensable la confirmation par plusieurs sources pour une évaluation précise.

5. Un traitement multimodal est essentiel pour la prise en charge du TDAH

L’association de la médication et de la thérapie peut constituer un outil efficace pour développer une meilleure efficacité, coordination et maîtrise de soi, ce qui impacte positivement le bien-être global de la femme.

Une stratégie globale. Le traitement du TDAH chez la femme adulte ne se résout que rarement par une seule intervention. Une approche multimodale, combinant diverses stratégies, s’est révélée la plus efficace pour gérer la complexité des symptômes et leurs répercussions. Ce plan global inclut généralement :

  • Médication : souvent des stimulants ou antidépresseurs, ajustés individuellement.
  • Psychothérapie : pour traiter les problèmes émotionnels et comportementaux.
  • Gestion du stress : techniques visant à réduire la charge émotionnelle.
  • Formation au TDAH et organisation professionnelle : développement de compétences pratiques pour la vie quotidienne.

Difficultés à trouver de l’aide. Trouver un spécialiste expérimenté en TDAH adulte, et plus encore chez la femme, peut s’avérer compliqué. De nombreux professionnels utilisent des approches psychothérapeutiques traditionnelles qui, bien qu’utiles pour l’introspection émotionnelle, ne fournissent pas toujours les outils pratiques nécessaires à la gestion quotidienne du TDAH. Il est essentiel de rechercher des thérapeutes et coachs spécialisés qui comprennent les spécificités de ce trouble chez la femme.

Adaptation aux besoins féminins. Les femmes avec TDAH font face à des défis particuliers, tels que des taux plus élevés d’anxiété et de dépression associées, des problèmes d’abus de substances et l’influence des fluctuations hormonales sur les symptômes. Par ailleurs, les attentes sociales liées au rôle de mère et de gestionnaire du foyer peuvent accentuer le stress. Les traitements doivent donc être adaptés, incluant une formation à la parentalité et à la gestion du foyer pour les mères atteintes de TDAH, des groupes de soutien spécifiques aux femmes, ainsi qu’un accompagnement professionnel pour trouver des carrières minimisant l’impact des symptômes.

6. La médication n’est pas une cure, mais un outil dans un plan global

Il est important de se rappeler que la médication contre le TDAH ne fonctionne pas pour tout le monde.

Un soulagement symptomatique, non curatif. Les médicaments pour le TDAH, tels que le Ritalin ou l’Adderall, sont souvent la première option envisagée, mais il est crucial de comprendre qu’ils ne guérissent pas. Bien qu’ils améliorent l’attention et la concentration, ils agissent peu sur des symptômes comme la désorganisation, la mauvaise gestion du temps, l’oubli ou la procrastination, qui posent pourtant les plus grandes difficultés à de nombreux adultes. Leur efficacité est maximale lorsqu’ils sont associés à d’autres formes de thérapie.

Variabilité individuelle et effets secondaires. La réponse à la médication est très variable. Certaines femmes adultes constatent une amélioration notable, tandis que d’autres ne perçoivent guère de différence ou trouvent que les effets secondaires l’emportent sur les bénéfices. Ces effets peuvent inclure :

  • Perte d’appétit
  • Insomnie
  • Agitation
  • Troubles cardiaques
  • Psychose (dans les cas graves)

Suivi médical et décisions éclairées. La prise de médicaments pour le TDAH doit toujours se faire sous stricte surveillance médicale, avec un suivi régulier des effets secondaires et des ajustements posologiques si nécessaire. Ce n’est pas une décision à vie : si le traitement s’avère inefficace ou mal toléré, il peut être interrompu progressivement sous contrôle médical. Il est fondamental que les femmes adultes se sentent habilitées à prendre des décisions informées concernant leur traitement, en reconnaissant que la médication n’est qu’un des nombreux outils disponibles.

7. Stratégies de mode de vie et habitudes saines pour gérer le TDAH

Pratiquer une activité physique régulière est l’une des stratégies les plus simples et efficaces pour atténuer les symptômes du TDAH chez l’adulte, tout en améliorant la concentration, la motivation et la mémoire, et en favorisant un meilleur état d’esprit et un bien-être général.

Le pouvoir du mouvement. L’exercice régulier constitue un traitement naturel et puissant contre le TDAH. Il permet d’éliminer l’excès d’énergie qui alimente l’impulsivité et augmente rapidement les niveaux cérébraux de dopamine, noradrénaline et sérotonine, améliorant ainsi la concentration et l’humeur. Trente minutes d’activité physique, quatre fois par semaine, voire idéalement chaque jour, peuvent offrir des bénéfices comparables à ceux des stimulants, sans leurs effets secondaires.

Une nutrition consciente. Une alimentation équilibrée est essentielle pour gérer le TDAH. Les femmes adultes atteintes de ce trouble rencontrent souvent des difficultés alimentaires liées à l’impulsivité et à une mauvaise planification. Il est crucial de :

  • Planifier des repas nutritifs : faire les courses à l’avance et respecter des horaires réguliers (toutes les 3 heures).
  • Équilibrer les nutriments : assurer un apport suffisant en zinc, fer, magnésium, protéines et glucides complexes.
  • Éviter les déclencheurs : réduire la consommation de fast-food, sucres, caféine, additifs et colorants alimentaires.
  • Oméga-3 : augmenter la consommation d’acides gras oméga-3, reconnus pour leurs effets stimulants sur le cerveau.

Un sommeil réparateur et la méditation. Un cycle de sommeil régulier est vital, car le manque de sommeil aggrave les symptômes du TDAH. Instaurer une routine de sommeil cohérente améliore l’attention, la concentration et l’humeur. Par ailleurs, des pratiques de relaxation telles que la méditation et le yoga sont extrêmement bénéfiques. Elles renforcent l’attention, réduisent l’impulsivité, l’anxiété et la dépression, et stimulent le cortex préfrontal, zone cérébrale responsable de l’attention et du contrôle des impulsions.

8. Thérapies psychologiques et soutiens pour relever les défis du TDAH

La thérapie cognitivo-comportementale est une autre approche bénéfique, visant à identifier et modifier les croyances et comportements à l’origine des difficultés.

Guérir le poids émotionnel. De nombreux adultes avec TDAH portent un lourd bagage émotionnel fait d’années de luttes et d’échecs, se traduisant par une faible estime de soi, de la honte, de la culpabilité et du ressentiment. La thérapie individuelle est essentielle pour aborder ces problématiques, aider à gérer des émotions telles que la colère et la dépression, et à digérer les critiques reçues tout au long de la vie. Elle offre un espace sécurisé pour explorer et guérir ces blessures.

Restructuration cognitive et comportementale. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est vivement recommandée pour le TDAH. Elle se concentre sur l’identification et la transformation des croyances et comportements négatifs, remplaçant une vision pessimiste par une perspective plus réaliste et porteuse d’espoir. La TCC traite aussi les difficultés pratiques comme la désorganisation, la faible performance professionnelle et la mauvaise gestion du temps, en enseignant des stratégies compensatoires et en réaménageant l’environnement pour faciliter le quotidien.

Soutien pratique et communautaire. Outre la thérapie individuelle, d’autres formes d’accompagnement existent :

  • Thérapie conjugale et familiale : pour résoudre les conflits liés au TDAH, améliorer la communication et sensibiliser les proches au trouble.
  • Coaching de vie : axé sur des solutions concrètes aux défis quotidiens, comme organiser la maison et le travail, prioriser les tâches et gérer les finances.
  • Organisateurs professionnels : apportent une aide pratique pour trier, classer et instaurer des systèmes d’organisation à domicile ou au bureau.
  • Groupes de soutien : offrent un cadre sécurisant pour partager expériences, réduire la honte et apprendre d’autres femmes adultes atteintes de TDAH.

9. Remèdes naturels et alternatives comme options de traitement sûres

Contrairement aux médicaments classiques, les traitements naturels ciblent la cause sous-jacente du TDAH plutôt que de masquer simplement les symptômes.

Alternatives à la médication. Face aux inquiétudes liées aux effets secondaires et aux conséquences à long terme des stimulants, de nombreuses femmes adultes se tournent vers des remèdes naturels. Ces traitements visent à rétablir l’équilibre chimique cérébral et à traiter la cause profonde du trouble, plutôt que de simplement atténuer les symptômes. Bien qu’ils n’offrent pas toujours un soulagement immédiat comparable aux médicaments, ils sont considérés comme plus sûrs et sans effets secondaires nocifs.

Options naturelles :

  • Huile de poisson (Oméga-3) : améliore les niveaux de sérotonine et dopamine, réduit le stress oxydatif.
  • Mélatonine : régule le cycle du sommeil, essentiel pour l’attention et la concentration.
  • Thérapie par la lumière : exposition à la lumière diurne pour stabiliser le rythme circadien et améliorer l’humeur.
  • Suppléments de zinc et magnésium : utiles en cas de carences, leurs déficits pouvant imiter des symptômes du TDAH.
  • Probiotiques : favorisent un microbiote intestinal sain, influençant positivement la fonction cérébrale.

Phytothérapie et homéopathie. Les plantes médicinales sont utilisées depuis des siècles pour traiter le TDAH. Parmi elles :

  • Ginseng et Ginkgo biloba : améliorent les fonctions cérébrales et la capacité d’attention.
  • Scutellaire : apaise le système nerveux, réduisant anxiété et malaise.
  • Millepertuis et Bacopa monnieri : également étudiés pour leurs bienfaits potentiels.
    L’homéopathie, avec ses préparations liquides douces, vise à rétablir l’équilibre corps-esprit sans toxicité. Il est essentiel de consulter un professionnel de santé holistique avant d’entamer tout traitement naturel, surtout en association avec des médicaments.

10. Développer de nouvelles habitudes et environnements pour vivre avec le TDAH

Imaginez que vous pensez souffrir de TDAH et que vous cherchez un diagnostic. Il est aussi important d’adopter rapidement de nouvelles habitudes, car elles vous aideront non seulement à gérer certains des symptômes les plus invalidants du TDAH, mais aussi à faire face à l’anxiété et au désespoir qui l’accompagnent.

Une communication efficace. Pour les femmes adultes avec TDAH, améliorer la communication est un pilier fondamental. Cela implique :

  • Écoute active : éviter d’interrompre, demander des répétitions en cas de perte du fil, maintenir le contact visuel.
  • Prise de notes : noter les informations importantes et poser des questions pour assurer la mémorisation.
    Ces pratiques réparent non seulement les liens avec les proches, mais améliorent aussi les échanges avec les professionnels de santé.

Organisation de l’espace et de l’information. La désorganisation est un symptôme clé du TDAH, mais elle peut être combattue par des habitudes spécifiques :

  • Désencombrement : se débarrasser du superflu et attribuer des places fixes aux objets essentiels (clés, téléphone, chargeurs).
  • Gestion du courrier : traiter le courrier immédiatement, jeter les inutiles et classer les documents importants dans un endroit dédié.
  • Agendas et calendriers : utiliser un agenda papier ou numérique pour noter rendez-vous, échéances et dates importantes, en programmant des alertes.
    La régularité dans ces pratiques réduit oublis et procrastination.

Gestion du temps et routines. La mauvaise gestion du temps est un défi constant. Pour y remédier :

  • Ne pas remettre à plus tard les petites tâches : accomplir immédiatement celles qui prennent quelques minutes (payer une facture, répondre à un appel, classer un document).
  • Routines régulières : instaurer des horaires fixes pour se lever, se coucher, manger et réaliser les activités quotidiennes.
  • Conscience du temps : consulter fréquemment l’heure et utiliser des alarmes pour les événements importants.
    Créer un système adapté à chaque situation et budget, en déléguant si possible, diminue le stress et renforce le sentiment de contrôle.

11. Démystifier le TDAH : reconnaître ses forces et dépasser les stigmates

Le TDAH est un trait de personnalité qui s’accompagne de forces et d’aptitudes particulières, révélées par une meilleure connaissance de soi.

Au-delà du déficit. Malgré les stigmates et idées reçues, le TDAH n’est ni un signe de paresse ni un manque d’intelligence. C’est un trouble neurocomportemental à base biologique qui affecte la capacité du cerveau à se concentrer et à apprendre. Il est cependant essentiel de reconnaître que le TDAH confère aussi des forces uniques. Beaucoup de personnes atteintes sont exceptionnellement brillantes, créatives et capables de penser rapidement, ce qui leur permet d’exceller dans divers domaines lorsqu’elles apprennent à canaliser leur énergie.

Mythes courants et réalités :

  • Mythe : le TDAH est une maladie inventée. Réalité : c’est une condition légitime reconnue par la communauté médicale mondiale, avec des conséquences importantes si elle n’est pas traitée.
  • Mythe : les femmes adultes dépassent le TDAH avec l’âge. Réalité : jusqu’à 50 % des femmes adultes avec TDAH continuent de présenter des symptômes, ce trouble étant chronique et nécessitant une prise en charge continue.
  • Mythe : le TDAH est causé par une mauvaise éducation. Réalité : bien que l’éducation puisse aggraver les symptômes, le TDAH a des racines génétiques et biologiques, ce n’est pas la faute des parents.
  • Mythe : la médication guérit. Réalité : la médication est un outil pour gérer les symptômes, mais ne traite pas la cause sous-jacente ni ne résout tous les problèmes, et doit s’inscrire dans un plan global.

S’émanciper par la connaissance. Pour vivre pleinement avec le TDAH, il est fondamental de s’informer sur le trouble, ses symptômes, les options thérapeutiques et les stratégies d’adaptation. Reconnaître que le TDAH se manifeste différemment selon les individus permet de développer des techniques personnalisées. Accepter que ce n’est pas un handicap, mais une condition avec des avantages intrinsèques, et se concentrer sur ses forces personnelles, est la clé pour transformer une vision négative en une perspective plus positive et productive.

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