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Beyond Belief
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Points clés

1. Les croyances sont des outils, non des vérités : la base de la motivation

Le plus grand obstacle à tout changement significatif n’est que rarement l’absence d’une bonne stratégie ou de ressources.

Le cœur de la motivation. Pendant une grande partie de sa vie, l’auteur a lutté contre le régime yo-yo, constatant que chaque plan fonctionnait tant qu’il y croyait. Cette prise de conscience l’a amené à comprendre que c’est la croyance, et non la discipline ou la stratégie parfaite, qui est le véritable moteur d’une motivation durable. Sans la conviction que vos efforts auront un impact, vous abandonnerez bien avant d’atteindre votre potentiel.

Le triangle de la motivation. La motivation se comprend mieux comme un triangle aux trois côtés essentiels : le comportement (ce qu’il faut faire), le bénéfice (le résultat souhaité) et la croyance (la conviction que vos actions mèneront à des résultats). La croyance constitue la fondation indispensable, car sans elle, toute la structure de la motivation s’effondre. Cela signifie que même les plans les mieux conçus sont inutiles si vous ne croyez pas en leur efficacité.

Des outils, pas des vérités. Les croyances ne sont ni des faits objectifs ni une foi aveugle ; ce sont des opinions fermement tenues, provisoires et ouvertes à la révision selon les nouvelles preuves. À l’image d’un charpentier qui choisit entre un marteau et une scie, nous pouvons sélectionner nos croyances en fonction de leur utilité pour nos objectifs. La question clé n’est pas « Cette croyance est-elle vraie ? » mais « Cette croyance me sert-elle ? » — elle doit vous pousser vers la croissance et la résilience plutôt que vers le confort ou le déni.

2. Votre cerveau construit la réalité : croire, c’est voir

Votre esprit conscient ne reçoit pas un enregistrement objectif de la réalité — il obtient un résumé extraordinairement condensé, sélectionné par votre inconscient, selon ce que vos croyances jugent important.

La vie à travers un trou de serrure. Votre cerveau traite environ 50 bits d’information par seconde sur les 11 millions collectés par vos sens. Ce filtrage extrême signifie que vous ne voyez pas la réalité telle qu’elle est ; votre cerveau construit activement une version de la réalité pour vous, s’appuyant fortement sur vos croyances antérieures. Cela explique pourquoi deux personnes peuvent assister au même événement et en avoir des expériences totalement différentes.

Croire, c’est voir. L’adage « voir, c’est croire » est souvent inversé : vous voyez quand vous croyez. L’illusion du damier en est la démonstration : même en sachant que deux cases ont la même couleur, les croyances ancrées de votre cerveau sur les ombres et les damiers vous empêchent de voir la vérité. Vos croyances agissent comme des filtres perceptifs, déterminant quelles informations passent et lesquelles sont ignorées.

Le piège de la création de problèmes. Nos mécanismes perceptifs peuvent aussi créer des problèmes là où il n’y en a pas. Des études montrent que lorsque les problèmes réels diminuent (visages menaçants, points bleus, préoccupations éthiques ou taux de criminalité), notre cerveau élargit inconsciemment la définition de ce qui constitue un problème pour correspondre à nos attentes. Autrement dit, si vous vous attendez à trouver des menaces ou des critiques, votre cerveau trouvera des preuves pour soutenir ces croyances, même si cela implique de déformer les données.

3. Transformez vos relations en questionnant vos jugements

Vous n’avez pas de problèmes relationnels. Vous avez des problèmes de perception.

La perception, pas les personnes. Les croyances que nous entretenons à propos de nos parents, partenaires, amis ou collègues façonnent profondément ce que nous sommes capables de voir en eux. La relation tendue de l’auteur avec sa mère, par exemple, reposait sur sa croyance qu’elle était « trop critique et difficile à satisfaire », ce qui transformait ses commentaires neutres en attaques perçues. Exprimer ces croyances négatives ne fait que les amplifier, nous enfermant dans des dynamiques toxiques.

Le piège du jugement. Une fois qu’un jugement est formé à propos de quelqu’un, notre attention filtre automatiquement les preuves qui confirment cette vision, tout en manquant les informations contradictoires. Cette « absence d’esprit critique » signifie que nous interagissons avec notre image mentale d’une personne plutôt qu’avec la personne réelle, créant ainsi des prophéties auto-réalisatrices. Nos croyances façonnent ce que nous voyons, ce qui influence nos actions, affecte les réponses des autres et confirme finalement notre croyance initiale.

La méthode du retournement. « The Work » de Byron Katie offre un moyen puissant de briser ce cycle en questionnant nos croyances. Elle repose sur quatre questions :

  • Cette croyance est-elle vraie ?
  • Puis-je être absolument certain que cette croyance est vraie ?
  • Comment réagis-je quand je crois cela ?
  • Qui serais-je sans cette croyance ?
    Cela conduit à des « retournements » (à l’opposé, à l’autre, à soi-même), qui aident à développer un « portefeuille de perspectives », permettant de choisir des interprétations favorisant la connexion et la compréhension plutôt que le conflit.

4. Devenez l’ingénieur de votre chance : voyez les opportunités que les autres manquent

La chance n’est pas le fruit du hasard.

Les croyances créent la vision. Anne Mahlum, fondatrice de Back on My Feet et [solidcore], illustre comment les croyances façonnent ce que nous percevons. En voyant la guérison de son père de son addiction au jeu, elle a développé une croyance en la transformation. Cette croyance est devenue un « filtre perceptif » qui lui a permis de voir le potentiel chez des sans-abri que d’autres ignoraient, menant à la création d’une association nationale.

La chance provoquée. Les recherches du Dr Richard Wiseman montrent que les personnes « chanceuses » ne bénéficient pas de plus de bonnes fortunes ; elles en voient simplement davantage. Elles sont plus ouvertes aux nouvelles expériences et perturbent leurs routines, ce qui les rend plus sensibles aux schémas et opportunités que les autres manquent. Cette « vigilance entrepreneuriale » est une sensibilité accrue à reconnaître les possibilités.

  • Perturbez vos routines : empruntez des chemins différents, engagez la conversation avec des inconnus.
  • Montrez de la gratitude : construisez des relations en remerciant ceux qui vous aident.
  • Fixez-vous des « objectifs d’échec » : visez les refus pour reconsidérer les revers comme des données.

L’angle mort des croyances. Si des croyances fortes peuvent alimenter le succès, elles peuvent aussi créer des angles morts. L’intense détermination de Mahlum, qui a bâti ses empires, a fini par provoquer l’épuisement de ses employés. Quand la conviction se rigidifie, il devient difficile d’accepter les retours qui remettent en cause son identité. Les personnes les plus accomplies révisent régulièrement leurs croyances, les traitant comme des outils évolutifs plutôt que des vérités figées.

5. Vous vivez dans une simulation : l’anticipation façonne votre expérience

Votre cerveau est une machine sophistiquée de prédiction, fonctionnant selon ce que les neuroscientifiques appellent le traitement prédictif.

La conscience comme simulation. Les neurosciences modernes suggèrent que nous vivons à l’intérieur de réalités personnalisées, générées instant après instant dans notre esprit. Votre cerveau est une « machine à prédire », anticipant constamment tout ce que vous rencontrez à partir d’une vie de croyances, souvenirs et attentes. Cette « hallucination contrôlée » influence profondément notre expérience, des émotions au goût de l’eau.

La boucle de l’expérience. Ce mécanisme prédictif explique pourquoi des marques comme Liquid Death peuvent transformer une eau ordinaire en une expérience extraordinaire. La « boucle de l’expérience » montre comment les croyances transforment les sensations physiques :

  • Croire : les attentes créent une simulation mentale (par exemple, un vin cher semble meilleur).
  • Anticiper : le corps se prépare physiologiquement à l’expérience attendue (centres du plaisir activés).
  • Ressentir : les sensations sont interprétées consciemment à travers le prisme des attentes (le vin paraît réellement plus riche).
  • Confirmer : la réflexion et le partage social renforcent la croyance initiale, bouclant le cercle.

Le scepticisme sélectif. Nous « volons souvent nos désirs » aux autres (la « nature imitative du désir » de René Girard), voulant des choses simplement parce que d’autres les veulent (ex. : les gobelets Stanley Quencher). Si certaines croyances enrichissent véritablement la vie, d’autres nous épuisent. L’essentiel est le « scepticisme sélectif » : savoir quand questionner les croyances qui vous limitent ou vous épuisent, et quand embrasser celles qui apportent plaisir, motivation ou lien, même si elles ne sont pas objectivement « vraies ».

6. Toute douleur n’est pas nécessaire : vos croyances peuvent guérir

Toute douleur n’est pas nécessaire.

La douleur est une construction cérébrale. La guérison de Simon, atteint de fibromyalgie « incurable », en changeant son esprit plutôt que son corps, révèle une vérité essentielle : la douleur n’est pas toujours causée par une lésion tissulaire. Quand vous touchez une plaque chaude, les signaux nerveux ne sont que des données brutes ; votre cerveau les interprète, intégrant contexte, mémoire et croyance pour créer l’expérience consciente de la douleur. La sensation subjective de douleur est toujours générée dans le cerveau.

La motivation comme gestion de la douleur. Nous procrastinons souvent pour éviter un inconfort anticipé, surestimant la durée des sensations désagréables. Cette « anxiété anticipatoire » est souvent pire que l’expérience réelle et renforce les associations neuronales entre activités et sentiments négatifs. La clé de la motivation est de changer la manière dont vous anticipez et interprétez l’inévitable inconfort lié à la croissance.

La thérapie de retraitement de la douleur (TRD). Une grande partie des douleurs chroniques est une « douleur neuroplastique » — entretenue par les prédictions excessivement protectrices du cerveau, créant un cercle douleur-peur-douleur. La TRD aide à briser ce cycle par :

  • Observation : noter les sensations avec curiosité, non avec peur.
  • Réévaluation de la sécurité : trouver des preuves que la sensation n’est pas dangereuse.
  • Affect positif : utiliser l’humour ou la légèreté pour défier les anciennes prédictions.
    Cette approche, même avec des « placebos honnêtes » (sachant que l’on prend une substance inactive), peut réduire significativement la souffrance subjective en mobilisant la « pharmacie interne » du cerveau.

7. Vos croyances deviennent votre biologie : vivez plus longtemps, plus fort, plus intelligent

Vos croyances peuvent devenir votre biologie.

Les croyances façonnent la biologie. Les exploits physiques extraordinaires de la « Team Strong Silvers » de Singapour (seniors aux abdominaux dessinés) illustrent comment les croyances sur le vieillissement alimentent des comportements qui redéfinissent ce que vieillir signifie. Si certaines études de psychologie populaire (comme l’expérience « à rebours » ou l’étude du milkshake) exagèrent souvent les effets directs de l’esprit sur la matière, des recherches solides montrent que les croyances modifient le comportement, qui modifie ensuite les résultats.

L’anticipation motive l’action. L’entraîneur de Serena Williams a menti sur ses statistiques au filet, transformant son anticipation de l’échec en attente de succès. Elle a alors joué « dix fois mieux » et remporté Wimbledon. De même, une étude sur un placebo stéroïde a montré que des hommes ont gagné en force parce qu’ils croyaient prendre des stéroïdes, ce qui les a poussés à s’entraîner avec plus d’intensité. Les croyances libèrent la motivation et l’effort, déclenchant de réelles améliorations physiques.

L’avantage du vieillissement. Les recherches de la Dr Becca Levy à Yale ont révélé que les personnes ayant une vision positive du vieillissement vivent en moyenne 7,5 ans de plus que celles ayant une vision négative, même en contrôlant les facteurs de santé. Ce n’est pas de la magie ; les croyances positives entraînent :

  • Un meilleur fonctionnement cognitif
  • Des réponses cardiovasculaires au stress plus saines
  • Une récupération plus rapide des incapacités
  • Une plus grande implication dans les comportements préventifs
    Ces effets passent par des voies comportementales et psychologiques, démontrant que nos croyances sur le vieillissement influencent littéralement notre biologie.

8. L’impuissance est la norme, l’espoir s’apprend : cultivez votre pouvoir d’agir

L’impuissance n’est pas apprise. C’est notre état par défaut. Ce que nous devons apprendre, c’est l’espoir.

L’état par défaut. Les recherches de Martin Seligman et Steven Maier sur « l’impuissance apprise » chez le chien ont révélé une vérité profonde : l’impuissance n’est pas apprise ; c’est la réponse par défaut de notre cerveau face à des situations incontrôlables. Ce que nous devons apprendre, c’est l’espoir, qui active le « circuit de l’espoir » dans le cortex préfrontal ventromédian, supplantant les réponses passives. Chaque petite victoire prouvant que nos actions comptent aide à construire des croyances qui surpassent notre passivité naturelle.

La vie comme lutte contre l’entropie. Le physicien Erwin Schrödinger a noté que les êtres vivants combattent constamment l’entropie, cette force implacable qui pousse l’univers vers le désordre. Quand votre vie semble chaotique, ce n’est pas un signe d’échec ; c’est la preuve que vous êtes pleinement engagé dans la lutte inhérente à la vie pour créer de l’ordre. L’agence ne consiste pas à éliminer le désordre, mais à développer des croyances qui soutiennent une navigation efficace dans l’incertitude.

Le locus de contrôle interne. Dashrath Manjhi, qui a creusé une route à travers une montagne avec un marteau et un burin après la mort de sa femme faute d’accès médical, incarne un locus de contrôle interne. Il croyait en son pouvoir d’agir malgré d’immenses contraintes externes. Cette croyance prédit systématiquement de meilleurs résultats dans :

  • La santé mentale (moins de dépression, plus de satisfaction)
  • La santé physique (moins de maladies chroniques, récupération plus rapide)
  • Les relations (plus satisfaisantes, plus résilientes)
  • La réussite professionnelle (revenus plus élevés, avancement plus rapide)
    L’agence signifie se concentrer sans relâche sur ce que vous pouvez influencer, même quand l’analyse objective suggère un manque de contrôle.

9. Le rituel est le pont vers votre meilleur soi : la prière fonctionne, avec ou sans foi

La prière fonctionne, avec ou sans foi.

La science de la prière. Le rituel de prière de l’enfance de l’auteur, délaissé à l’âge adulte, a été validé par la science. Les recherches montrent que la prière et le rituel offrent des bénéfices psychologiques mesurables, notamment :

  • Un cortex cérébral plus épais (lié à une moindre dépression)
  • Une réactivité réduite au cortisol (hormone du stress)
  • Une augmentation de la matière grise (régulation émotionnelle, maîtrise de soi)
  • Une résilience et une endurance accrues (ex. : étude sur le bain d’eau froide)
    Ces bénéfices sont accessibles même sans certitude sur l’existence de Dieu, car ils reposent sur des mécanismes psychologiques universels transcendant les frontières religieuses.

L’approche du libre penseur. Beaucoup de personnes « spirituelles mais non religieuses » souffrent davantage, faute de pratiques structurées. La quête de l’auteur pour demander aux leaders religieux « Comment prier si je ne suis pas sûr que Dieu existe ? » a révélé des schémas universels :

  • Agir avant de comprendre : « Na’aseh v’nishma » (juif) – pratiquer d’abord, comprendre ensuite.
  • Soumission à la répétition : prières simples et familières quotidiennes (musulman) pour réinitialiser les émotions.
  • Regarder à l’intérieur : prière pour l’expérience subjective, la vérité et la clarté (hindou).
  • Réponse par la communauté : prières souvent exaucées par la connexion humaine et le soutien mutuel (chrétien).
  • Transcender la souffrance : difficulté ritualisée (prosternations bouddhistes) qui reconfigure la douleur en résilience.

Le rituel comme pouvoir d’agir. Les rituels offrent prévisibilité, imposent de l’ordre au chaos et donnent un sentiment de contrôle sur des situations incontrôlables. Garrison Benson, athée, a créé ses propres rituels « magiques » pour gérer le stress professionnel, démontrant que les rituels séculiers peuvent être efficaces s’ils intègrent répétition, formalité et symbolisme. Cette « traduction constructive » permet de s’engager dans des traditions et une communauté sans sacrifier son intégrité intellectuelle.

10. Vos étiquettes sont vos limites : méfiez-vous des croyances qui vous dépossèdent de votre pouvoir

Vos étiquettes sont vos limites.

L’effet nocebo. La « surdose » de pilules inertes de M. A, provoquant de graves symptômes physiologiques qui ont disparu dès qu’il a appris la vérité, illustre l’effet nocebo. Les attentes négatives peuvent transformer les croyances en armes de souffrance, déclenchant des changements physiologiques mesurables comme hormones de stress et inflammation. Cet effet ne se limite pas à la médecine ; croire que l’on est défiguré peut entraîner un rejet social perçu, même sans changement physique.

Le piège de l’identité. L’une des façons les plus courantes de limiter notre pouvoir d’agir est d’adopter rigidement des identités diagnostiques. Des étiquettes comme « anxieux » ou « TDAH » peuvent passer de la description de symptômes à la définition de qui nous sommes, conduisant à un « verrouillage identitaire ». Cela peut diminuer l’espoir de guérison et réduire la capacité perçue à changer.

  • Le langage compte : « maladie dégénérative du disque » vs « changements liés à l’âge » pour les douleurs dorsales.
  • L’élargissement des concepts : pathologiser les difficultés quotidiennes (ex. : « nerfs » devenant « trouble anxieux »).
  • Le renforcement social : les groupes de soutien peuvent involontairement encourager la sur-identification aux diagnostics.

Les médicaments n’enseignent pas de compétences. Si les traitements médicamenteux peuvent soulager des symptômes cruciaux, une dépendance excessive aux solutions externes peut freiner le développement des capacités internes et de la résilience. Les médicaments agissent biochimiquement, pas comportementalement ; ils n’enseignent pas de cadres cognitifs, de régulation émotionnelle ou d’habitudes pratiques. Les meilleurs résultats combinent souvent pharmacologie et thérapies d’acquisition de compétences qui favorisent l’agence, encourageant à voir les défis comme des opportunités de croissance.

11. Les bonnes croyances entraînent l’action, les mauvaises nourrissent le fantasme

L’espoir et l’action doivent avancer de concert.

Le revers de la pensée positive. Bien que bien intentionnés, « la pensée positive » et le « manifesting » peuvent se retourner contre nous. Les recherches de la psychologue sociale Gabriele Oettingen montrent que les fantasmes positifs, lorsqu’ils sont nourris sans tenir compte des obstacles, peuvent en réalité réduire la motivation et abaisser la tension artérielle, faisant croire au corps que l’objectif est déjà atteint. Cela crée un « cercle de fausse promesse », où les fantasmes inassouvis mènent à un découragement et une impuissance plus profonds.

La théorie du Père Noël. David Fajgenbaum, confronté à un diagnostic terminal de la maladie de Castleman, s’est d’abord appuyé sur la « théorie du Père Noël » — la croyance réconfortante que les experts avaient toutes les réponses et délivreraient un remède. Cette croyance a détourné son attention de sa propre compréhension, créé des attentes de sauvetage externe et encouragé la passivité. Quand le meilleur expert mondial a admis « personne ne sait », Fajgenbaum a compris qu’il devait passer de l’attente du secours à la responsabilité de sa survie.

Le contraste mental : espoir + action. La percée de Fajgenbaum est venue du contraste mental : associer délibérément son objectif (trouver un remède) aux obstacles présents (cause inconnue, absence de traitements). Cette technique :

  • Attention : focalise sur les obstacles réalistes.
  • Anticipation : prépare au succès comme aux difficultés.
  • Agence : construit la conviction de surmonter les obstacles.
    Cela l’a conduit à étudier systématiquement ses propres données, identifier un interrupteur biologique (mTOR) et réutiliser un médicament existant (sirolimus), sauvant sa vie et inspirant la recherche médicale menée par les patients. Les bonnes croyances concentrent l’attention sur ce que nous pouvons influencer, reconnaissent les défis et canalisent l’espoir en actions concrètes.

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Résumé des avis

4.29 sur 5
Moyenne de 491 évaluations de Goodreads et Amazon.

Beyond Belief reçoit des critiques extrêmement positives (4,63/5), salué pour rendre la croyance concrète plutôt qu’abstraite. Les lecteurs apprécient le cadre proposé par Eyal, qui montre comment les croyances influencent l’attention, l’anticipation et l’action. Le livre critique la culture de la manifestation tout en offrant des alternatives fondées sur des preuves, alliant espoir et engagement. Parmi les chapitres marquants, on trouve ceux consacrés à la prière, aux étiquettes et aux effets nocebo. Les résumés de chapitres et les outils pratiques sont particulièrement appréciés, certains comparant l’ouvrage favorablement à des livres comme Atomic Habits. Si certains ont trouvé la troisième partie un peu redondante, la majorité considère ce livre comme une œuvre transformatrice, beaucoup le qualifiant de meilleur travail d’Eyal — un guide réfléchi pour vivre entre certitude et doute.

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À propos de l'auteur

Nir Eyal est un auteur à succès, reconnu notamment pour Hooked : Comment créer des produits qui créent des habitudes (finaliste des Goodreads Choice Awards 2014) et Indistractable : Comment maîtriser son attention et choisir sa vie (nommé en 2019). Il a enseigné à la Stanford Graduate School of Business ainsi qu’à l’Institut de Design Hasso Plattner, apportant son expertise en sciences comportementales au croisement de la technologie et de la psychologie. Ses travaux sont publiés dans des revues prestigieuses telles que Harvard Business Review, The Atlantic, TechCrunch et Psychology Today, où il traduit la recherche en applications concrètes. Nir Eyal tient également un blog actif sur NirAndFar.com, où il explore les liens entre comportement humain, technologie et développement personnel.

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