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Une longue obéissance dans la même direction

Une longue obéissance dans la même direction

Être disciple dans une société de l'instant
par Eugene H. Peterson 1980 216 pages
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Points clés

1. Le discipulat exige une longue obéissance, non une gratification instantanée

L’essentiel « dans le ciel et sur la terre » est… qu’il y ait une longue obéissance dans la même direction ; c’est ainsi qu’il en résulte, et qu’il a toujours résulté à long terme, quelque chose qui a rendu la vie digne d’être vécue.

La société de l’instantané. Nous vivons dans une culture façonnée par des publicités de trente secondes et des résumés de trente pages, qui nourrissent l’attente que tout ce qui vaut la peine peut s’acquérir immédiatement. Cette « mentalité touristique » considère la religion comme une visite rapide d’un lieu attrayant, cherchant de nouvelles expériences ou des raccourcis vers un crédit spirituel, plutôt qu’un voyage soutenu. Cette approche conduit à un taux d’abandon effroyable parmi ceux qui prennent une décision pour le Christ, la nouveauté cédant vite la place à l’oubli.

Des pèlerins, pas des touristes. La vraie vie chrétienne ne consiste pas en une gratification instantanée, mais en une « longue obéissance dans la même direction ». Nous sommes appelés à être disciples, apprentis de Jésus-Christ, acquérant des compétences dans la foi sur le terrain, et non de simples informations en salle de classe. Nous sommes des pèlerins, avançant sans cesse vers Dieu, conscients que « ce monde n’est pas ma demeure » et partant pour « la maison du Père ».

Les Cantiques des montées. Les Psaumes 120 à 134, appelés les Cantiques des montées, servent de « recueil de chants usé » pour ce voyage. Ces quinze psaumes, probablement chantés par les pèlerins hébreux montant à Jérusalem, offrent continuité et direction pour mûrir en Christ. Ils apportent courage, soutien et orientation intérieure pour franchir la transition de l’environnement du monde à l’assemblée de l’Esprit, du péché à la sainteté, du doute à la foi.

2. La repentance : le tournant essentiel du mensonge à la vérité de Dieu

Il faut en avoir assez des voies du monde avant d’acquérir l’appétit pour le monde de la grâce.

Malades de mensonges. La conscience chrétienne commence par la douloureuse prise de conscience que ce que nous prenions pour vérité est en réalité un mensonge. Nous sommes « condamnés à vivre à Méshec, maudits d’avoir une demeure à Kédar », entourés de tromperies et d’hostilités, où la paix est insaisissable. Cette profonde insatisfaction face aux faussetés du monde — des publicitaires aux politiciens — est le déclic qui nous met en route sur le chemin chrétien.

Délivrance des menteurs. La prière immédiate du psalmiste est : « Délivre-moi des menteurs, ô Dieu ! Ils sourient si doucement mais mentent effrontément. » Ces mensonges sont souvent impeccablement factuels, mais omettent notre origine et notre destinée en Dieu, présentant un monde sans son Créateur, des corps sans l’Esprit Saint, un amour sans le Dieu qui nous aime. Le mot « Dieu » éclaire ce carrefour, dévoilant la fausseté du monde et révélant la vérité de notre être.

Un « non » qui est un « oui ». La repentance n’est pas une émotion ni un simple regret des péchés ; c’est un acte décisif de conversion. C’est reconnaître que nous avions tort de gérer notre vie seuls et de nous prendre pour des dieux, et choisir de croire à la vérité de Dieu en Jésus-Christ. Cette « vertu perçante » est l’acte le plus concret qui soit, une décision « les pieds sur terre » de suivre Jésus, transformant le découragement en évangile et nous mettant sur le chemin de la paix.

3. La providence inébranlable de Dieu est notre sécurité et notre secours constants

La promesse du psaume — que les Hébreux et les chrétiens ont toujours comprise ainsi — n’est pas que nous ne nous cognerons jamais le pied, mais qu’aucun mal, aucune maladie, aucun accident, aucune détresse n’aura de pouvoir maléfique sur nous, c’est-à-dire ne pourra nous séparer des desseins de Dieu en nous.

Secours de Dieu, pas des montagnes. Face aux difficultés, nous cherchons souvent des solutions rapides ou humaines, comme regarder vers les « montagnes » pour trouver force, qui dans l’Antiquité représentaient des sanctuaires païens et de fausses promesses. Le Psaume 121 corrige doucement cette erreur, nous rappelant que notre force vient de « Dieu, qui a fait le ciel, la terre et les montagnes ». Il est notre Gardien, toujours éveillé, nous protégeant de tout mal, non pas en empêchant tout danger, mais en nous préservant du mal en eux.

Dieu est pour nous. Le Psaume 124 décrit vivement les périls de la vie — être « avalé vivant par leur colère violente » ou « noyé dans le torrent » — mais répond par la déclaration retentissante : « Béni soit l’Éternel ! Il ne nous a pas abandonnés. » Ce n’est pas un argument pour l’aide de Dieu, mais un témoignage, un chant vigoureux de réalité collective. Notre travail périlleux de discipulat, où foi, espérance et amour sont mis à l’épreuve chaque jour, est soutenu par la présence constante et la délivrance de Dieu.

Une sécurité enveloppante. Notre sécurité ne repose pas sur nos sentiments ou nos performances, mais sur la fidélité de Dieu. « Ceux qui se confient en l’Éternel sont comme le mont Sion : rien ne peut le faire vaciller, une montagne solide sur laquelle on peut toujours compter. » Tout comme les montagnes entourent Jérusalem, « Dieu entoure son peuple — il l’a toujours fait et le fera toujours. » Cela signifie qu’aucune dépression, souffrance, ni même la possibilité d’abandon ne peut finalement nous séparer des desseins de Dieu.

4. Le culte : la base d’une vie structurée en relation avec Dieu

Le culte est un acte qui développe des sentiments pour Dieu, non un sentiment pour Dieu qui s’exprime dans un acte de culte.

Volontaire et populaire. Contrairement à de nombreux comportements chrétiens imposés socialement, le culte est largement volontaire, ce qui en fait l’un des actes les plus populaires chez les chrétiens. Le cri du psalmiste, « Quand ils disaient : Allons à la maison de Dieu, mon cœur bondissait de joie », reflète une expérience chrétienne typique, non exceptionnelle. Cet empressement naît de besoins profonds comblés par le culte.

Un cadre compact. Le culte offre une structure fonctionnelle pour la vie, à l’image de Jérusalem, « ville bien bâtie, conçue comme un lieu de culte », où toutes les pièces s’emboîtent harmonieusement. Dans le culte, des « tribus » diverses se rassemblent en un seul peuple harmonieux, trouvant l’unité au milieu des différences. C’est là que nous « mettons nos têtes ensemble », recevant une définition opérationnelle de la vie et sachant où nous en sommes dans la création et la rédemption de Dieu.

Nourrir la relation et les décisions divines. Le culte nourrit notre relation avec Dieu en nous commandant de le louer, même quand nous n’en « avons pas envie ». Les sentiments sont peu fiables dans la foi ; agir pour changer nos émotions est souvent plus efficace. De plus, le culte concentre notre attention sur le « jugement juste » de Dieu — ses paroles décisives qui remettent les choses en ordre, mettant l’amour en mouvement et ordonnant le bien. Cette immersion continue dans la parole de Dieu éclaire notre esprit et rafraîchit notre mémoire, prolongeant paix et prospérité dans notre quotidien.

5. Le service : une réponse urgente et miséricordieuse à la seigneurie de Dieu

Trop souvent, nous concevons la religion comme une bureaucratie lointaine et mystérieuse à laquelle nous faisons appel quand le besoin se fait sentir.

Regard vers Dieu. Le service commence par un regard tourné vers Dieu, le reconnaissant comme « Dieu qui habite les cieux », non comme une divinité fonctionnelle à solliciter à notre convenance. Si Dieu est vraiment Dieu, il connaît mieux nos besoins, a une compréhension plus complète de la réalité, et doit être approché selon ses conditions, par l’Écriture et Jésus-Christ. Cette posture de regard vers le haut nous place immédiatement en servitude.

Attente de la miséricorde. Quand nous regardons Dieu avec foi, notre attente est la miséricorde. « Miséricorde, Éternel, miséricorde ! » n’est pas une tentative de manipulation, mais une confiance assurée en ce que nous savons qu’il fait — entrer dans notre condition pour accomplir la rédemption. Cette conviction signifie que Dieu ne nous traite pas selon nos mérites, mais selon son dessein, nous guidant comme des enfants dont il porte le destin dans son cœur.

Urgence et service raisonnable. L’expérience d’avoir été « malmené assez longtemps » par l’oppression du monde crée une urgence pour la maîtrise de Dieu. Le service chrétien n’est pas anodin, mais un besoin pressant de vivre sous la seigneurie de Dieu, reconnaissant que les relations sans Dieu deviennent oppressives. Ce « service raisonnable » s’étend du culte à des actes concrets de service aux autres, nous transformant de consommateurs en personnes qui répondent à Dieu et développent des relations, trouvant la liberté dans sa règle miséricordieuse.

6. Joie et bonheur : conséquences de l’abondance et de la bénédiction de Dieu

La joie n’est pas une exigence du discipulat chrétien, elle en est une conséquence.

Note authentiquement chrétienne. « Nous avons ri, chanté, nous n’en revenions pas de notre chance. » La joie caractérise le pèlerinage chrétien, non comme une obligation morale, mais comme le fruit de la foi et de l’obéissance. C’est un produit de l’abondance de Dieu, un débordement de vitalité qu’on ne peut commander ni acheter par le divertissement, mais qui vient de la réponse à la générosité divine.

Enracinée dans l’histoire et l’espérance. La joie chrétienne n’est pas éphémère ; elle a un passé et un avenir. Elle s’appuie sur les actes « merveilleux » de Dieu dans l’histoire — comme la délivrance d’Israël de l’esclavage égyptien ou de la captivité babylonienne — et anticipe la grâce future, comme « la pluie sur nos vies desséchées » et les « hourras à la moisson ». Cela signifie que la joie est réelle même au milieu de la douleur et de la souffrance, car Dieu sait essuyer les larmes et créer le sourire d’une vie nouvelle.

Bénédiction : le pouvoir d’augmenter. Le bonheur, ou la bénédiction, est une force intérieure et une puissance vitale qui remplit et entoure la personne de foi. Il ne s’agit pas de facilité ou de richesse, mais du pouvoir de vivre dans son sens le plus profond, caractérisé par le partage et la joie de la vie. La bénédiction chrétienne se multiplie à mesure que nous donnons et partageons, augmentant notre vitalité et rendant fructueux ceux qui nous entourent. Cette « route lisse et droite » de la crainte de Dieu et de la marche dans ses voies conduit à une vie débordante de bonté et de paix.

7. Le travail : participer aux relations créatrices de Dieu, non s’agiter dans l’angoisse

La malédiction de certaines vies n’est pas le travail en soi, mais le travail insensé, vain, futile, qui se fait en dehors de Dieu, qui ignore le « si ».

Dieu travaille. Le fondement de tout travail est que Dieu travaille ; il bâtit et garde. Notre travail déraille quand nous perdons ce contact, devenant soit frénétiquement compulsif (comme Babel), soit indolent (comme Thessalonique). Le discipulat chrétien nous libère de la compulsion du travail en nous orientant vers l’œuvre de Dieu, nous permettant de participer à ce qu’il fait déjà, plutôt que de blasphémer en essayant de faire son œuvre à sa place.

Procréation sans effort. Le Psaume 127 oppose le labeur anxieux au « travail sans effort de faire des enfants ». Cette métaphore souligne que le vrai travail chrétien ne consiste pas à acquérir des choses ou amasser des biens par un effort acharné, mais à répondre à Dieu et à développer des relations. Nous investissons notre énergie dans les personnes, favorisant « fils et filles, sœurs et frères », à l’image de Jésus.

Les personnes au centre. Le caractère de notre travail est façonné par les relations, non par les accomplissements. Alors que notre société récompense les habitudes de travail acharné et compulsif, le psalmiste y voit un signe de foi faible. Le travail chrétien, quel que soit le métier, consiste à prêter attention et à pratiquer ce que Dieu fait en amour, justice, aide, guérison, libération et encouragement. Il s’agit de voir l’œuvre de Dieu au centre, non nos propres efforts.

8. La persévérance : soutenue par la fidélité de Dieu, non par notre propre force

La persévérance n’est pas le fruit de notre détermination, mais de la fidélité de Dieu.

Foi solide. Le peuple de Dieu est solide ; il a été « malmené depuis ma jeunesse, mais jamais il ne m’a fait plier ». La foi chrétienne n’est pas fragile, ne prospérant que dans des conditions idéales, mais une plante pérenne résiliente qui endure tempêtes, sécheresses et attaques. Cela se voit dans la vie de Jésus et de Paul, qui ont affronté une opposition incessante sans jamais dévier de leur route.

Dieu déchire les harnais. L’opposition à la foi est souvent vaine, comme « des laboureurs qui ont tracé de longues sillons sur mon dos » pour que Dieu « déchire les harnais… en lambeaux ». Les ennemis du peuple de Dieu peuvent tempêter et persécuter, mais leurs efforts sont finalement vains, comme « l’herbe sur un sol peu profond qui se flétrit avant la moisson ». Cette image offre une assurance presque caricaturale que les desseins du monde défiant Dieu sont déliés de l’éternité et donc stériles.

Dieu reste avec nous. La pierre angulaire de la persévérance est que « Dieu ne supporte pas cela, il reste avec nous ». Notre survie dans la foi ne dépend pas de notre endurance, mais de l’engagement inébranlable de Dieu. Le discipulat chrétien consiste à prêter plus d’attention à la justice de Dieu qu’à la nôtre, à tracer sa fidélité plutôt que nos enthousiasmes fluctuants. Cet engagement immuable de Dieu nous permet de persévérer, même quand nous trébuchons, sachant que « les desseins durent ».

9. L’espérance : attendre et veiller activement l’œuvre rédemptrice de Dieu

Espérer ne signifie pas ne rien faire. Ce n’est pas une résignation fataliste. C’est accomplir nos tâches assignées, confiants que Dieu donnera sens et aboutissement.

Dignité dans la souffrance. Être humain, c’est être en difficulté, souffrir d’une douleur qui menace notre valeur et notre destinée. Le Psaume 130 commence par une prière angoissée : « Aide-moi, Éternel — le fond de ma vie s’est effondré ! » En exprimant cette souffrance ouvertement devant Dieu, le psaume lui donne dignité, refusant de la traiter comme une honte ou une énigme à expliquer. Il reconnaît la souffrance comme réalité, non illusion, et l’immerge dans la présence personnelle et attentive de Dieu.

Le pardon est l’habitude de Dieu. La profonde révélation du psaume sur le caractère de Dieu est que « le pardon est ton habitude, et c’est pourquoi tu es adoré ». Si Dieu tenait compte des fautes, personne ne tiendrait debout. Cette vérité signifie que la souffrance ne peut jamais être ultime ; Dieu est à la base et aux limites de nos vies, activement impliqué dans la création et la rédemption. Cette conviction nous permet d’affronter la souffrance, sachant qu’elle ne peut nous séparer des desseins de Dieu.

Attendre et veiller. La manière de participer à cette réalité est « attendre et veiller », ce qui équivaut à espérer. Comme un veilleur attendant l’aube, nous accomplissons nos tâches assignées, confiants que Dieu donnera sens et aboutissement. Espérer n’est pas rêver ni résignation passive ; c’est une « attente confiante et vigilante que Dieu fera ce qu’il a promis », une imagination tenue en bride par la foi, prête à laisser Dieu agir à sa manière et en son temps.

10. Humilité et obéissance : cultiver une confiance enfantine et répondre à l’appel de Dieu

L’humilité est le revers de la confiance en Dieu, tandis que l’orgueil est le revers de la confiance en soi.

Élaguer l’ambition. Le Psaume 131 est un « psaume d’entretien » qui émonde l’ambition débridée, une tentation souvent glorifiée dans notre culture. Le psalmiste déclare : « Dieu, je ne cherche pas à dominer, je ne veux pas être roi de la montagne. » Cela rejette la quête faustienne du contrôle divin et de l’auto-glorification, qui, malgré des récompenses superficielles, mène à la perdition. La vraie vie se vit selon les termes de Dieu, se réjouissant d’être fait à son image, sans l’imiter maladroitement.

Confiance enfantine, non dépendance infantile. Après avoir rejeté l’orgueil, il faut aussi éviter de se sous-estimer, devenant des « chrétiens paillassons ». Le psaume appelle plutôt à une confiance enfantine : « Comme un bébé content dans les bras de sa mère, mon âme est un bébé content. » Ce n’est pas une dépendance névrotique, mais une confiance volontaire en Dieu, comme un enfant sevré qui aime sa mère pour elle-même, pas seulement pour le confort. C’est une foi mature qui choisit librement la présence de Dieu.

Obéissance avec histoire et espérance. Le Psaume 132 ancre l’obéissance dans un fait historique, rappelant le vœu de David de trouver une demeure pour l’arche de Dieu, et l’étend en un saut audacieux d’espérance. L’obéissance n’est pas une « marche laborieuse et ennuyeuse », mais une « réponse vive et aventureuse de foi » qui puise dans une riche mémoire biblique pour éclairer les décisions présentes et envisager les promesses futures. Cette fusion de mémoire et d’espérance donne à l’obéissance poids, ampleur, direction et but, nous protégeant d’une religion d’humeurs ou de fantasmes.

11. La communauté : la famille essentielle de la foi, marquée par un sacerdoce mutuel et une attente renouvelée

Notre communion les uns avec les autres consiste uniquement en ce que Christ a fait pour nous deux.

Pas de chrétiens solitaires. L’appartenance à l’Église chrétienne est un fait spirituel fondamental, corollaire de la foi en Christ, non une option. « Aucun chrétien n’est enfant unique. » Bien que frères et sœurs en foi ne forment pas toujours « une grande famille heureuse » et puissent être difficiles, la communauté est essentielle et souhaitable. C’est là que nous nous rassemblons visiblement pour le culte et restons en relation toute la semaine, accomplissant le commandement d’« aimer les autres comme soi-même ».

Prêtre les uns des autres. La communauté est comme « une huile précieuse qui coule sur la tête et la barbe », symbole de la présence et de l’onction de Dieu. Cette image de l’ordination d’Aaron signifie que nous nous voyons comme les oint de Dieu, médiateurs de ses mystères et représentants de son adresse les uns aux autres. Notre fraternité est déterminée par ce que Christ a fait pour nous deux, nous mettant à part pour un service mutuel et pour nous parler la parole de Dieu, surtout dans le doute ou le découragement.

Attente renouvelée. La communauté est aussi « comme la rosée sur le mont Hermon qui descend sur les pentes de Sion », signe de fraîcheur matinale, de fertilité et de croissance. Cela encourage une attente sans cesse renouvelée de ce que Dieu fait en chaque frère et sœur, refusant de les étiqueter ou de prédire leur croissance. Dans une telle communauté, où les relations sont chaleureuses et les attentes fraîches, « Dieu commande la bénédiction, ordonne la vie éternelle », offrant un avant-goût de la « joyeuse communion » du ciel.

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Résumé des avis

4.29 sur 5
Moyenne de 11 000+ évaluations de Goodreads et Amazon.

Une longue obéissance dans la même direction est saluée pour sa sagesse profonde et accessible concernant le cheminement chrétien à travers les Psaumes des montées (120-134). Les lecteurs apprécient l’accent mis par Peterson sur une croissance spirituelle lente et patiente, loin des résultats immédiats, ainsi que son portrait sincère des défis de la foi et son style d’écriture élégant. Beaucoup considèrent cet ouvrage comme un chef-d’œuvre méritant d’être relu à plusieurs reprises. Certains critiques ont toutefois estimé que les interprétations de Peterson dépassaient parfois le texte ou que sa théologie présentait quelques imperfections. Ce livre trouve un écho particulier chez ceux qui traversent une fatigue spirituelle, offrant un encouragement pour le « long chemin » de la foi, grâce à des réflexions pratiques, profondément ancrées dans l’Écriture, sans solutions rapides ni artifices.

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À propos de l'auteur

Eugene H. Peterson fut un pasteur éminent, un érudit, un auteur et un poète reconnu, qui occupa la chaire James M. Houston de théologie spirituelle au Regent College de Vancouver, en Colombie-Britannique. Il fonda l’église presbytérienne Christ Our King à Bel Air, dans le Maryland, où il exerça son ministère pastoral pendant de nombreuses années. Auteur de plus de trente ouvrages, il est surtout célèbre pour The Message : The Bible in Contemporary Language, une traduction biblique contemporaine qui lui valut le Gold Medallion Book Award. Son œuvre mettait en lumière une foi contemplative et relationnelle, en opposition à la recherche immédiate de gratification propre à notre époque. Retiré du ministère, il vécut avec son épouse Jan dans une région rurale du Montana jusqu’à son décès en octobre 2018.

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