Points clés
1. Cultivez un état d’esprit proactif de survie
Les seuls éléments d’une crise que nous pouvons contrôler sont notre préparation et notre réaction.
Adoptez la préparation. La plupart des civils vivent dans une complaisance passive, supposant que leur routine quotidienne ne sera jamais perturbée. Un état d’esprit de survie rejette cette passivité et se prépare à une gamme de scénarios indésirables, qu’ils soient naturels, humains, urbains ou ruraux. Cette approche proactive commence par une stratégie multiple d’éveil et de réaction.
Affinez votre vigilance. Développez une conscience situationnelle en regardant au-delà de votre « bulle de trois pieds », en scrutant votre environnement à la recherche de menaces potentielles et en identifiant les issues dans les lieux bondés. Associez cela à une conscience personnelle et culturelle : évitez les démonstrations ostentatoires qui vous désignent comme cible et adaptez-vous aux coutumes locales lors de vos déplacements. Les femmes peuvent réduire leur vulnérabilité en attachant leurs cheveux longs et en évitant les colliers qui pourraient servir de prise aux prédateurs.
Adoptez une posture offensive. Lorsque le seuil de crise est franchi, passez d’un état défensif à un état offensif. Dans les confrontations, égalisez ou dépassez l’agressivité de l’agresseur. Face aux catastrophes naturelles, éloignez-vous vigoureusement du danger, maîtrisez vos émotions et évitez l’hystérie. Cet esprit proactif, combiné à une condition physique permettant de pousser, tirer et soulever votre propre poids (et celui d’un proche), constitue la base de la survie.
2. Maîtrisez la navigation essentielle sans technologie
Si vous avez étudié une carte et acquis une connaissance de base de l’environnement, suivre les mouvements de notre étoile la plus proche — le soleil — devrait vous aider à retrouver un terrain sûr.
Au-delà du GPS. Une dépendance excessive au GPS est un handicap ; les appareils peuvent tomber en panne et les signaux se perdre sous un couvert dense ou par mauvais temps. Ayez toujours sur vous une boussole, des piles de rechange et une carte en secours. Surtout, étudiez la carte en détail avant de partir, en vous familiarisant avec les repères dans un rayon de 25 à 30 kilomètres pour prendre des décisions éclairées en cas de perte.
La boussole naturelle. Mère Nature offre de nombreux indices pour s’orienter.
- Environnementaux : Les arbres ont souvent un feuillage plus dense à l’est (vents dominants d’ouest), plus de branches au sud (plus de soleil) et la mousse préfère les faces nord, ombragées.
- Solaire : Le soleil se lève à l’est, projetant des ombres à l’ouest le matin et à l’est l’après-midi. Une montre analogique peut indiquer le sud en alignant l’aiguille des heures avec le soleil ; le point médian vers 12 heures indique le sud.
- Célestes : Dans l’hémisphère nord, l’étoile polaire reste fixe, repérable en alignant les étoiles extérieures de la Grande Ourse ou Cassiopée. Dans l’hémisphère sud, la Croix du Sud indique le sud. La ceinture d’Orion marque l’est-ouest à l’équateur.
Outils improvisés. Une boussole artisanale peut être fabriquée en magnétisant une aiguille d’acier (par exemple en la frottant sur une pile) et en la faisant flotter sur l’eau. Cela donne un axe nord-sud approximatif, à affiner avec d’autres méthodes naturelles. Combinez toujours ces outils improvisés avec une carte pour de meilleurs résultats.
3. Adaptez vos compétences de survie à tout environnement
Un véritable guerrier est prêt à combattre dans n’importe quel environnement terrestre, protégeant ses proches de menaces aussi diverses que les blessures par balle ou les intrusions à domicile.
L’environnement dicte la stratégie. La survie est un jeu d’adaptabilité, nécessitant des compétences spécifiques adaptées à des terrains variés. Chaque milieu présente des défis uniques pour l’eau, la nourriture, l’abri et le déplacement, exigeant une approche flexible de la préparation et de l’exécution.
Adaptations clés selon l’environnement :
- Jungle : Utilisez un couteau Kukri pour dégager les sentiers. Protégez votre peau des insectes et plantes avec des vêtements couvrants et des collants (contre les sangsues). Collectez l’eau dans le bambou ou les lianes. Construisez des hamacs en bambou surélevés pour éviter les prédateurs terrestres.
- Arctique : Transportez votre équipement lourd sur un traîneau pour économiser de l’énergie. Portez plusieurs couches respirantes pour prévenir l’hypothermie. Faites fondre la glace pour l’eau (évitez de manger la neige). Construisez des abris de neige (tranchées) et pêchez à travers des trous dans la glace.
- Désert : Voyagez de nuit pour économiser l’eau. Construisez des abris rafraîchissants avec des bâches et du sable creusé. Identifiez les plantes comestibles comme le cactus poire épineuse et la sauge chia. Économisez l’eau en évitant de manger si vous êtes complètement déshydraté.
- Zones humides : Utilisez des sacs étanches pour protéger votre matériel. Filtrez l’eau avec des systèmes de charbon improvisés. Construisez des lits surélevés pour échapper au sol froid, humide et aux créatures aquatiques.
- Montagne : Utilisez un VTT pour vous déplacer. Purifiez l’eau en la faisant bouillir dans une bouteille en plastique (dernier recours) ou en creusant près des rives. Posez des lignes de pêche. Construisez des abris isolés avec des branches et du feuillage.
Principes universels. Quel que soit l’environnement, les besoins fondamentaux restent : feu pour la chaleur, la cuisson et le signalement ; eau potable pour l’hydratation ; abri pour se protéger des éléments et des prédateurs. La capacité à improviser des outils avec les matériaux disponibles est primordiale.
4. Renforcez votre domaine et les espaces publics
Une sécurité domestique efficace consiste à entourer votre maison de couches actives et concentriques de protection, en commençant par la couche la plus extérieure : les yeux et les oreilles des voisins d’à côté et d’en face.
La maison comme forteresse. La sécurité à domicile dépasse le simple verrouillage ; elle implique la création de couches actives et concentriques de protection. Commencez par la communauté : établissez de bonnes relations avec vos voisins, informez-les de vos déplacements et contrôlez les informations partagées sur les réseaux sociaux. Limitez la visibilité dans votre maison avec des fenêtres couvertes et un stationnement en garage, tout en augmentant votre visibilité du périmètre grâce à un éclairage abondant et des caméras stratégiquement placées pour des images d’identification.
Préparation tactique. Transformez votre table de chevet en boîte à outils tactique, en gardant à portée de main les éléments essentiels :
- Sur le dessus : téléphone portable (appels d’urgence), bougie (coupure de courant), stylo à corps en acier (arme).
- Dans le tiroir : arme à feu, couteau à lame fixe, spray au poivre, lampe torche puissante (arme/recherche).
- Près du lit : batte de baseball, extincteur, gilet pare-balles.
Un support improvisé et dissimulable pour fusil peut être fabriqué avec deux cintres solides sous un matelas pour un accès rapide, bien que les fusils à pompe soient souvent préférés pour la défense du domicile en raison d’une moindre surpénétration.
Sécurisation des espaces publics. Dans les bâtiments publics, barricader les portes peut gagner un temps précieux.
- Portes s’ouvrant vers l’extérieur : bloquez-les avec des ceintures, des lanières de sac ou des cordes autour des bras du ferme-porte.
- Portes s’ouvrant vers l’intérieur : renforcez-les avec plusieurs verrous, barres en acier ou meubles lourds.
- Barres improvisées : combinez balais/serpillères avec des colliers de serrage ou du ruban adhésif pour créer une barre de sécurité.
Déplacez-vous toujours de cachette en cachette, en cherchant plusieurs issues de secours, et souvenez-vous que la force réside dans le nombre.
5. Neutralisez les menaces publiques immédiates
La dernière chose à laquelle il s’attend, c’est un acte courageux et violent de résistance.
Vigilance pour la sécurité personnelle. Les espaces publics recèlent diverses menaces, du vol à la tire aux attaques violentes.
- Pickpockets/voleurs de sac : voyagez léger, évitez les objets voyants, soyez vigilant dans les foules, glissez un peigne dans votre portefeuille comme dissuasion, portez votre sac près du corps ou en bandoulière (sauf en zone à risque d’enlèvement).
- Kidnappeurs virtuels : prévenez en limitant les publications sur les voyages ou la famille sur les réseaux sociaux. En cas de contact, gagnez du temps, demandez une preuve de vie et tentez de joindre directement la personne concernée.
- Kidnappeurs express : dans les zones à haut risque, gardez les portes de voiture verrouillées, utilisez des taxis de confiance et envisagez un portefeuille factice avec peu d’argent et d’identifiants. Si votre vie est en danger, tentez de fuir.
- Enlèvement : ripostez avec agressivité, faites du bruit, utilisez des armes improvisées (clés, stylos, câbles de charge) et tentez de vous échapper pendant le trajet.
Contrer les menaces armées. Détecter et neutraliser les menaces armées demande courage et action décisive.
- Armes dissimulées : observez les signes corporels (palpation de l’arme, changement de posture), l’asymétrie des vêtements et les négligences (exposition accidentelle).
- Terroristes-suicide : repérez les vêtements volumineux, la nervosité extrême ou le regard fixe. Si proche, immobilisez immédiatement les mains pour empêcher la détonation. Éteignez tous les téléphones portables pour créer une zone sans ondes.
- Tireurs actifs/détournements : n’agissez pas seul. Faites équipe, rassemblez des armes improvisées (café chaud, journaux roulés, coussins de siège) et planifiez une embuscade coordonnée. Utilisez la rapidité, la surprise et la violence pour maîtriser, désarmer et neutraliser l’agresseur. Pour les pirates de l’air, envisagez de les éjecter de l’avion en dernier recours après dépressurisation de la cabine.
6. Préparez-vous et survivez aux catastrophes
Le monde ne devient pas plus sûr. Soyez prêt à tenir votre position.
Planification proactive des catastrophes. Les catastrophes sont imprévisibles, allant des phénomènes naturels aux troubles sociaux. La préparation est essentielle, incluant un sac d’urgence bien équipé (nourriture, eau, outils, dispositifs de signalisation) et des itinéraires d’évacuation mémorisés.
Réponses spécifiques aux catastrophes :
- Tsunami : soyez attentif aux signes de la nature (tremblements de terre, retrait du littoral, comportement animal). Montez immédiatement en hauteur (45 mètres au-dessus du niveau de la mer ou à deux kilomètres à l’intérieur des terres).
- Avalanche : évitez les pentes à risque. Si vous êtes pris, déplacez-vous sur les flancs, agrippez-vous à des points solides ou « nagez » avec la neige. Créez une poche d’air devant votre visage si vous êtes enseveli.
- Tremblement de terre : identifiez les zones sûres (meubles solides, murs intérieurs). Baissez-vous, protégez-vous et tenez bon. Éloignez-vous des fenêtres. Si vous êtes coincé, utilisez un sifflet ou tapez sur des tuyaux pour signaler votre présence.
- Tempête de neige : préparez votre maison et véhicule pour l’hiver. Évitez de conduire par faible visibilité. Si vous êtes bloqué, restez dans votre voiture, faites tourner le moteur 10 minutes par heure et utilisez des couches/isolants pour prévenir l’hypothermie.
- Tornade/ouragan : suivez les consignes d’évacuation. Pour les tornades, allez au point le plus bas et central d’un bâtiment solide, loin des fenêtres. Si vous êtes dehors, cherchez un terrain bas (fossés). Ne tentez pas de fuir une tornade.
Gérer le chaos. En cas de troubles sociaux ou de bousculades, évitez le centre des foules et déplacez-vous vers la périphérie ou un terrain élevé. En bousculade, écartez les jambes, gardez les genoux fléchis, protégez votre poitrine et votre tête avec les bras, et suivez le mouvement en cherchant des ouvertures. Si vous tombez, adoptez la « position tornade » (fœtale, mains derrière la nuque) pour protéger les zones vitales et créer un espace respiratoire.
7. Maîtrisez les signaux d’urgence pour le sauvetage
Quand la technologie fait défaut et que les options sont limitées, ils peuvent être votre seul moyen de communiquer avec les équipes de secours ou les passants.
Au-delà de la technologie. Bien que les smartphones soient des outils puissants, leur autonomie est limitée. Quand la technologie échoue, les signaux de détresse traditionnels deviennent cruciaux pour communiquer avec les sauveteurs.
Signalisation de jour :
- Au sol : laissez des traces physiques avec des textes/symboles gravés dans le sable ou la roche, ou utilisez du ruban adhésif coloré/feutres. Créez des pistes olfactives avec des vêtements ou de l’urine pour les chiens.
- Air/bateaux : allumez de grands feux avec des pommes de pin, du caoutchouc ou du plastique pour produire de la fumée noire. Utilisez des surfaces réfléchissantes (carte d’identité, fond de canette, éclat de verre) pour envoyer des éclats lumineux aux avions. Gravez des SOS surdimensionnés avec des matériaux contrastés (feuilles, pierres, neige).
Signalisation de nuit :
- Personne à personne : utilisez une lampe torche pour faire un stroboscope vers des voitures ou fenêtres voisines, ou créez un clignotement SOS.
- Véhicule : activez le bouton panique de votre voiture pour faire clignoter les feux de détresse et les phares.
- Sol vers ciel : transformez une lampe torche en « scie circulaire » lumineuse ou « lasso » d’avion en balayant le faisceau du ciel vers vos coordonnées et retour.
- Symbole universel : disposez trois sources lumineuses (lampes chimiques, lampes torches, feux de camp) en triangle, symbole universel de secours.
Le smartphone, une bouée de sauvetage. Pour maximiser son utilité : économisez la batterie (mode silencieux, faible luminosité, désactivez Wi-Fi/Bluetooth), activez la localisation et soyez clair et concis avec le 112. Si les appels échouent, envoyez un SMS au 112 (si supporté) ou un message groupé à vos proches, demandant une confirmation. Un téléphone éteint peut même servir d’allume-feu en dernier recours. En captivité, laissez une trace ADN (peau, cheveux, sang) et collectez l’ADN de l’adversaire pour aider les enquêtes futures.
8. Administrez les premiers secours vitaux
Tout civil témoin d’une blessure catastrophique a le pouvoir d’arrêter une hémorragie et de prévenir une défaillance organique, uniquement avec ses mains nues.
Triage en situation chaotique. Lors d’événements à victimes multiples, priorisez selon le protocole de triage. Commencez par évaluer la conscience (ambulants d’abord, puis conscients mais immobiles, enfin inconscients). Concentrez-vous sur ceux qui ne peuvent pas respirer ou qui saignent abondamment plutôt que sur ceux qui crient (car crier signifie respirer).
Les bases du soutien vital :
- Voies respiratoires : vérifiez les obstructions ; effectuez un balayage superficiel du doigt si nécessaire.
- Respiration : observez le mouvement des poumons, écoutez la respiration et vérifiez le pouls (cou, poignet, derrière le genou).
- Circulation/hémorragie : appliquez immédiatement une pression directe sur les plaies graves, en utilisant votre poids pour comprimer les artères contre l’os. Si la pression directe échoue, exercez une forte pression sur les points de pression vasculaires au-dessus de la blessure. En dernier recours, utilisez une chemise ou une ceinture comme garrot, en la nouant au-dessus de la plaie et en cherchant une aide médicale urgente.
Gestion spécifique des blessures :
- Blessures par balle : appliquez une pression directe, utilisez tampons ou compresses pour coaguler, et vérifiez les plaies de sortie. Calmez et couvrez la victime pour prévenir le choc.
- Plaies thoraciques aspirantes (pneumothorax sous tension) : scellez la plaie avec un matériau plat et imperméable (carte de crédit, film plastique), en fixant sur trois côtés pour créer une valve unidirectionnelle laissant sortir l’air sans le faire
Résumé des avis
100 compétences mortelles suscite des avis partagés, avec une note moyenne de 4,03 sur 5. Nombreux sont les lecteurs qui le jugent informatif et pratique, notamment pour les situations de survie ou la sécurité à domicile. Certains saluent son format concis et ses illustrations claires. En revanche, des critiques estiment que beaucoup d’informations relèvent du bon sens ou sont peu adaptées à la vie quotidienne. Plusieurs lecteurs le recommandent plutôt comme ouvrage de référence ou lecture de circonstance. Le contenu du livre couvre un large éventail, allant des compétences de survie de base à des techniques plus spécialisées. Si certains apprécient l’expertise de l’auteur, ancien Navy SEAL, d’autres trouvent le contenu trop dense ou trop extrême pour le citoyen moyen.
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